‹ [Œuvres choisies]Chapitre 536 sur 558 · EUSÉBIE, RAIMOND · texte numérisé non relu

EUSÉBIE, RAIMOND

MADEMOISELLE DOLBAN.

MADEMOISELLE DOLBAN.

Je trouble un charmant tête-à-tête :

Fort bien, Mademoiselle, et rien n’est plus honnête.

EUSÉBIE

De quel droit venez- vous ? Ne puis-je, s’il vous plaît, A l’ami de mon oncle exprimer l’intérêt...

Qu’il inspire ?

MADEMOISELLE DOLBAN.

Ah ! fort bien, monsieur vous intéresse^

MALICE POUR MALICE

RAIMOND

Tant mieux pour moi. Bien loin de gronder samaîtresse, Marton ferait bien mieux...

Oui, de se retirer,

Pour vous laisser ainsi !

RAIMOND

J’allais t’en conjurer.

Sache écarter d’ici l’oncle, la gouvernante,

Et celle-ci, surtout, qui n’est pas indulgente.

MADEMOISELLE DOLBAN.

Ah ! que je les écarte ?

RAIMOND

Oui.

MADEMOISELLE DOLBAN.

Je vais, de ce pas,

Les avertir, plutôt.

EUSÉB1E.

Mais vous n’y pensez pas.

Qui, dans cette maison, pourrait me faire un crime, Oui, de dire à monsieur à quel point je l’estime ?

RAIMOND

Qu’entends-je ? O doux aveu !

MADEMOISELLE DOLBAN.

Je crois bien qu’il est doux :

Vous l’estimez déjà ?

Pourquoi pas ? Laissez-nous,

Marton.

MADEMOISELLE DOLBAN.

Je conçois bien qu’ici je vous dérange.

RAIMOND

Mais, Marton est, d’honneur ! une soubrette étrange. Ne suis-je donc pas homme à te récompenser?

Tu me connais bien mal; et, tiens, pour commencer, Prends ceci.

MADEMOISELLE DOLBAN.

De l’argent !

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