EUSÉBIE, RAIMOND
MADEMOISELLE DOLBAN.
MADEMOISELLE DOLBAN.
Je trouble un charmant tête-à-tête :
Fort bien, Mademoiselle, et rien n’est plus honnête.
EUSÉBIE
De quel droit venez- vous ? Ne puis-je, s’il vous plaît, A l’ami de mon oncle exprimer l’intérêt...
Qu’il inspire ?
MADEMOISELLE DOLBAN.
Ah ! fort bien, monsieur vous intéresse^
MALICE POUR MALICE
RAIMOND
Tant mieux pour moi. Bien loin de gronder samaîtresse, Marton ferait bien mieux...
Oui, de se retirer,
Pour vous laisser ainsi !
RAIMOND
J’allais t’en conjurer.
Sache écarter d’ici l’oncle, la gouvernante,
Et celle-ci, surtout, qui n’est pas indulgente.
MADEMOISELLE DOLBAN.
Ah ! que je les écarte ?
RAIMOND
Oui.
MADEMOISELLE DOLBAN.
Je vais, de ce pas,
Les avertir, plutôt.
EUSÉB1E.
Mais vous n’y pensez pas.
Qui, dans cette maison, pourrait me faire un crime, Oui, de dire à monsieur à quel point je l’estime ?
RAIMOND
Qu’entends-je ? O doux aveu !
MADEMOISELLE DOLBAN.
Je crois bien qu’il est doux :
Vous l’estimez déjà ?
Pourquoi pas ? Laissez-nous,
Marton.
MADEMOISELLE DOLBAN.
Je conçois bien qu’ici je vous dérange.
RAIMOND
Mais, Marton est, d’honneur ! une soubrette étrange. Ne suis-je donc pas homme à te récompenser?
Tu me connais bien mal; et, tiens, pour commencer, Prends ceci.
MADEMOISELLE DOLBAN.
De l’argent !