ACTE II, SCÈNE IX
RAIMOND
Ah ! je vois ta colère :
C’est trop peu qu’un louis? En voilà deux, ma chère.
MADEMOISELLE DOLBAN.
Eh ! gardez tout votre or.
RAIMOND
Ah ! ma belle, pardon :
Vous êtes un phénix.
En effet.
RAIMOND
Eh bien ! donc,
Va, par amitié seule, en soubrette fidèle,
Te tenir à la porte, et faire sentinelle.
(Il la prend par la main et la place lui-même à ce poste.)
(Avec affectation.) (Bas à Eusébie.)
Là, bien. Charmante Elise! enfin... Permettez-vous Que, pour la tourmenter, je tombe à vos genoux?
EUSÉBIE, bas.
Vous êtes donc malin ?
RAIMOND, bas.
Oui, quelquefois.
MADEMOISELLE DOLBAN, de loin, assez gaiement.
Courage !
Vous me faites jouer un joli personnage!
RAIMOND
Ne bouge pas, Marton.
(Et toujours aux pieds d’Eusébio, il lai prend la main.)
(Bas, à Eusébie.)
Pardon...
MADEMOISELLE DOLBAN.
Oh ! c’est trop fort : Je vous en avertis ; la sentinelle sort,
Et reviendra bientôt, mais avec bonne escorte.
(Elle sort.)
MALICE POUR MALICE