ACTE III, SCÈNE II
M. SAINT-FIRMIN
La bonne gouvernante est déjà mieux aussi.
RAIMOND
Je réponds d’elle.
FLORIMEL.
Bon. Mais vous êtes ici.
Docteur universel.
RAIMOND
Oui, la besogne abonde.
M. SAINT-FIRMIN
J’espère que Raimond guérira tout le monde.
Mais, où seras-tu, toi?
FLORIMEL.
Là-bas, près du chemin,
Seul; et j’y resterai, s’il faut, jusqu’à demain.
RAIMOND
Et quel poste, à moi, m’assignez-vous, de grâce ?
FLORIMEL.
Mais, restez ici même! oui, mon cher, cette place.
Est fort essentielle à garder ; car voici La chambre de notre homme, et ma sœur loge ici.
RAIMOND
Hé bien! soit. Votre sœur, monsieur! à sa défense. Trop heureux de veiller ! c’est là ma récompense.
FLORIMEL.
Il est charmant, d’honneur ! Du reste, entendons-nous* Au plus léger signal, nous volerons à vous.
RAIMOND
Ne vous dérangez pas : Raimond, je vous assure,
Est homme à terminer tout seul une aventure.
M. SAINT-FIRMIN
C’est un brave.
FLORIMEL.
Oui, je vois. Ainsi nous vous laissons.
RAIMOND
Je vous en prie; allez, messieurs, point de façons.
Gi
MALICE POUR MALICE
Sans adieu.
FLORIMEL.
M. S AINT-FIRM1N.
Veillez bien.
RAIMOND
Comptez-y.
FLORIMEL.
Prenez garde :
Ne vous endormez pas.
RAIMOND, les yeux tournés rers la fenêtre d’Eusébie.
Dort-on quand on regarde ?
FLORIMEL.
(Bas, à M. Saint-Ffrmin.)
Au revoir. Avouez que c'est un bon enfant.
M. SAINT -F IR MIN, bas.
Oui, je crois qu’on l’a fait exprès pour nous vraiment.
(il sort avec Florimel.)