‹ [Œuvres choisies]Chapitre 61 sur 558 · ACTE I, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE VI

J'en conviens : mais au fond de la foule et du bruit, Voilà Paris. Ses jeux et ses vaines délices N’offrent qu’illusions et que beautés factices :

Ses plaisirs sont amers, son éclat emprunté;

Et, sous l'extérieur de la variété,

Il cache tout l’ennui d’une vie uniforme.

CRI SPIN

Uniforme, monsieur I Àh ! quel blasphème énorme. Un jour est-il ici semblable à l’autre jour?

Üô sont nouveaux plaisirs qui régnent tour à tour.

F.LORIMOND,

Je le v&ux : mais au fond, ils composent à peine One semaine au plus; eh bien! chaque semaine De celles qui suivront est le parfait tableau :

De semaine en semaine, il n’est rien de nouveau. Alternativement bai, concert, tragédie,

Wauxhall, Italiens, Opéra, Comédie...

Ce cercle de plaisirs peut bien plaire d’abord;

Mais la seconde fois, il ennuie à la mort.

CRISPIN

(Test dommage. J’entends, de journée en journée, Vous voudriez du neuf pendant toute une année.

Eh 1 que la vie, ici, soit uniforme ou non,

Qu’importe ? il ne faut pas disputer sur le nom.

Si l’uniformité de plaisirs est semée,

Cette uniformité mérite d’être aimée.

On dort, on boit, on mange; on mange, on boit, on dort; De ce régime, moi, je m’accommode fort.

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