‹ [Œuvres choisies]Chapitre 73 sur 558 · Satire VIII · texte numérisé non relu

Satire VIII

L’INCONSTANT

Le satire, à coup sûr, décèle un mauvais cœur :

J’eus toujours du dégoût pour ce genre d’escrime.

La peste soit des vers, de cette double rime,

Exacte au rendez-vous, qui de son double son M’apporte à point nommé le mortel unisson !

Mais d’un autre côté, la prose est insipide...

Il faut qu’entre les deux pourtant je me décide :

Gar enfin, feuilletez tous les livres divers,

Vous trouverez partout de la prose ou des vers !

(Il s’assied, tout accablé.)

Tout à la fois conspire à m’échauffer la bile...

Mais quelle solitude!... Aussi, dans cette ville Je n’avais qu’un valet pour me désennuyer,

Et je m’avise encor de le congédier !...

Mais j’entends... oui...

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