Satire VIII
L’INCONSTANT
Le satire, à coup sûr, décèle un mauvais cœur :
J’eus toujours du dégoût pour ce genre d’escrime.
La peste soit des vers, de cette double rime,
Exacte au rendez-vous, qui de son double son M’apporte à point nommé le mortel unisson !
Mais d’un autre côté, la prose est insipide...
Il faut qu’entre les deux pourtant je me décide :
Gar enfin, feuilletez tous les livres divers,
Vous trouverez partout de la prose ou des vers !
(Il s’assied, tout accablé.)
Tout à la fois conspire à m’échauffer la bile...
Mais quelle solitude!... Aussi, dans cette ville Je n’avais qu’un valet pour me désennuyer,
Et je m’avise encor de le congédier !...
Mais j’entends... oui...