‹ [Œuvres choisies]Chapitre 84 sur 558 · GU 13 P IN · texte numérisé non relu

GU 13 P IN

Cela suffit'.

Eh bien ?

FLORIMOND

Je te reprends. Mais si tu veux qu’on t’aime, Plus de Crispin.

CRISPIN

Parbleu ! n’en parlez plus vous-même.

Parlons plutôt ici, parlons de vos amours.

Eliante, monsieur, vous plaît-elle toujours?

F L O R I M Q N D , aves- embarras.

Pourquoi me rappeler Le nom de cette, dame?

Il m’afflige, et de plus m’accuse au fond de faîne... Elle était estimable, et j’en tombe d’accord...

L’INCONSTANT

Oh î je ne change pasv et je l’estime encor...

Et tu me fais songer que, dans ce moment même,

Mon oncle, qui toujours suppose que je Taime,

Fait à ce sujet-là des démarches pour moi...

Mais enfin, à mon âge, est-on maître de soi?

Que veux-tu?... De mon cœur je suis la douce pente ; J’aime,. La fleur, j’adore une fille charmante.

CR ISP IN.

Bon !

FLORIMOND

La sœur de Valmont, que je quitte à l'instant*

CRISPIN

A tous vos traits, monsieur, jamais on ne s’attend»

FLORIMOND

Je ne m’attendais pas à celui-ci, moi-même :

Nouveau César, je viens, je la vois, et je l’aime.

CR ISP LN.

Et pourrait- on savoir.... .

FLORIMOND

Le voici sans détour.

J’entretenais Valmont de mon nouvel amour. Tandis qu’à ses transports mon âme s'abandonne* On ouvre... J’aperçois une jeune personne... Divine; son maintien, ses grâces, sa douceur,, Tout me ravit d’abord. 11 l’appelle sa sœur :

Moi, j’ignorais qu’il eût une sœur aussi chère : Elle était au couvent quand je connus son frère. Elle parla fort peu, mais ce peu me suffit;

Et je répondrais bien qu’elle a. beaucoup desprit.. Le seul son de sa voix, annonce, une belle âme : Que te dirai-je enfin de. ma naissante flamme ?

Elle sortit, bientôt,, et je l’aimais déjà.

GRlSPIN*.

Quoi ! si vite ?

FLORIMOND

11 est vrai qu’un coup d'œil m’engagea ; Mais, vois-tu ? cette, chaîne est. la mieux assortie : C’est là ce qu’on appelle amour de sympathie.

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