ACTÉ II, SCÈNE IX
En ce cas, permettez que, franche jusqu’au bout, D’une crainte que j’ai je vous fasse l’arbitre : Estimable d’ailleurs, et même à plus d’un titre, Généreux, plein d’honneur... monsieur votre neveu Passe pour inconstant... et je le crains un peu.
M. DOLBAN.
Rassurez-vous, madame : on peut bien à cet âge Etre vif et léger, et même un peu volage ;
Mais, fût-il inconstant, c’est un léger défaut,
Dont près de vous, sans doute, il guérirait bientôt. Car votre ambassadeur, qu’en ce moment je quitte, M’a peint en peu de mots votre rare mérite... Pardon... daignerez-vous me marquer l’heureux jour Où Florimond verra couro.nner son amour ?
ÉLIANTE
Monsieur...
M. DOLBAN.
Mais c’est à lui de vous presser lui-mêhae ; Un tel soin le regarde, il est jeune, il vous aime,
Et sur son éloquence on peut se reposer.
ÉLIANTE
A la vôtre, monsieur, que peut-on refuser?
Mais souffrez qu’à présent chez moi je me retire ;
Ce que je vous ai dit, vous pouvez le lui dire.
(|Æ. Dolban la reconduit jusqu’à la porte de son appartement.)