‹ Œuvres choisies. Précédées d'un essai sur sa doctrine (volume 2)Chapitre 12 sur 131 · GS · texte numérisé non relu

GS

obligé de la rectifier pour donner une base solide à mon raisonnement.

La» classitication des phénomènes la plus usitée est celle qui partage l'Univers en trois règnes. Cette classitication qui a une multitude d'inconvénients est décidément vicieuse sous les deux rapports les plus importants : d'abord elle est incomplète puisqu'elle ne comprend pas les phénomènes célestes, car on ne peut pas considérer ces phénomènes comme fesant partie du règne minéral, du règne végétal ou du règne animal; ensuite elle est trinaire et, par conséquent, mauvaise, puisque toute division scientifique doit se composer de deux parties seulement et non de trois. Ceci exige une explication que je vais donner en peu de mots.

Il a été démontré par plusieurs auteurs modernes, entre autres par Condillac, que tous nos travaux scientifiques étaient des comparaisons. De ce principe je conclus que les classifications doivent être considérées comme des opérations préliminaires dont l'objet est d'énoncer, d'indiquer les opérations scientifiques dont il est le plus utile de s'occuper.

Or, les mathématiques qui sont la science des comparaisons les plus exactes et les plus approfondies, fournissent la preuve que toute comparaison doit être réduite à deux termes. En effet, une équation ne se compose que de deux nombres et l'on ne trouve la solution des équations du 3" degré, qu'en les élevant au 6^ et en les ramenant, par ce moyen, à la comparaison binaire.

Je propose de remplacer la classification en trois règnes, par la division suivante :

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