‹ Œuvres choisies. Précédées d'un essai sur sa doctrine (volume 2)Chapitre 94 sur 131 · CINQUIÈME ÉPOQUE · texte numérisé non relu

CINQUIÈME ÉPOQUE

Le calme renaît après tant d'agitations, les changements désirés au commencement par la partie saine du peuple s'opèrent sans peine, et la nation voit enfln cet ordre social auquel elle avait espéré d'arriver, sans convulsions et sans troubles.

Voilà l'histoire rapide de la révolution anglaise; je laisse au lecteur le soin de vérifier cette analyse relativement à la première; quant à la seconde, quel est parmi nous l'homme parvenu à cinquante ans qui n'a pas conservé des souvenirs divers et des beaux jours de l'assemblée nationale, et des folies de l'assemblée législative, et des atrocités de la convention? Quel est celui que n'a pas indigné la tyrannie dont la France est délivrée, et qui ne s'est pas senti émouvoir de joie en voyant les fils de Louis XII et de Henri IV nous rapporter d'un long exil, avec les vertus de leurs aïeux, des institutions convenables à nos lumières?

Il en est des séries de faits comme des séries de

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nombres ; après «juatre termes communs à deux séries, tous le sont indélhiiment (1). Or, les révolutions de France et d'Angleterre, en les considérant comme deux séries de faits, ont cinq termes semblables, et le cinquième terme de la révolution française est l'état présent des choses. On peut donc dire avec certitude, que s'il y a eu un sixième terme dans la révolution anglaise, il y aura un sixième terme de même nature, correspondant à celui-ci, dans la révolution française. Le sixième terme dans la révolution anglaise a été l'expulsion des Stuarts.

Une catastrophe de ce genre serait alTreuse pour la France, et cependant nous en sommes menacés par la force des choses. Il ne s'agit point maintenant de s'abuser soi-même et de détourner les yeux de cet avenir ([ui s'avance; il faut l'arrêter, l'anéantir, et ce n'est pas en n'y songeant point qu'on peut le faire.

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