‹ Œuvres choisies. Précédées d'un essai sur sa doctrineChapitre 36 sur 72 · A LA PHILOSOPHIE BOTANIQUE · texte numérisé non relu

A LA PHILOSOPHIE BOTANIQUE

DE Linné.

« 1. TOLT ce que la terre nous présente porte le nom d'éléments et de choses nalurelles (1).

« 2. Les CHOSES naturelles se divisent en trois classes : le minéral, le végétal, Vanhnal (2).

« 3. Les Pierres croissent. Les Végétaux croissent et vivent. Les A^•lMAL;x croissent, vivent et sentent (3).

(1) « Syst. nat. 6. oh. in regn. tri'a.^ fi. 7.

« Les éléments sont simples, les choses naturelles composées avec un artifice merveilleux.

« La physique vand compte des propriéh's des cléments.

« Mais la science ûe la nature apprend les propriétés des choses nalurelles. »

(2) « Syst. nat., 6., p. 211. § U. 8. 9. Nécessité de savoir. « Faun. suecic. prœfat 4. Action du premier homme.

« Act.Slockh.ilM. p. 411. Usage. »

(3) « Syst. nat., 6. p. 211. .§ la, idem.

— — 219, 2 Que les pierres croissent.

« 4. La Botanique est la science de la nature, qui donne la connaissance des végétaux (I).

« V. 132. Nous prétendons que, dans l'origine des choses, il fut uniquement créé deux sexes de toutes espèces d'êtres vivants (2).

« Sponsnl. plant., § 1. 14. Que les végétaux vivent.

« Jung Isag. c. 1 La plante est un corps vivant, dépourvu de sentiment, constamment inhérent à un lieu ou à un endroit où elle puisse se nourrir, s'accroître et enfin se multiplier.

« Boerh. hist. 3. La plante est un corps organique, inhérent à un corps par quelqu'une de , 'es parties, à l'aide de laquelle elle attire et prend la matière de sa nutrition, de son accroissement et de sa vie.

« Ludivig. veg. 3. Les corps naturels qui ont toujours la même forme et la faculté de changer de lieu, se nomment animaux; ceux qui ont toujours la même forme, mais qui ne peuvent se déplacer, se nomment végétaux; et ceux qui prennent des formes variables, se nomment minéraux.

« Obs. Les pétrifications et les cristaux se ressemblent tout à fait dans la même espèce : Le changement de lieu dans le Gland de mer (Balanus), le Lerne (Lernea), n'est pas plus marqué que dans la Sensitive (Mimosa). »

(1) « Boerh. hist. 16. La Botanique est la partie de la science naturelle, à l'aide de laquelle on acquiert heureusement et facilement la connaissance des végétaux, et l'on en conserve la mémoire.

« Ludioig. aph. l. La Botanique est la science des végétaux ou la connaissance de ce qui s'opère dans les plantes et par les plantes. »

(2) « Notre discours sur l'augmentation de la terre habitable (de Tell, habit. Inc. Ups. et Liigd- 17i5j explique cette assertion.

« Les eaux s'éloignent chaque année ; de là l'accroissement de la terre.

« Diverses plantes indiquent la hauteur perpendiculaire de la terre.

« La fertilité des semences dans les plantes est souvent étonnante ; d'une seule racine, dans un seul été, le Zéa donne 2000 graines, 17«u/a3000, YHélianthus 4000, le Papaver 52,000, la Nicotiana 4.0,320.

« Ajoutez les plantes vivaces, les drageons, les bourgeons.

« Autant de bourgeons, autant dherbes; par conséquent sur un arbre, dont le tronc a le diamètre à peine d'une palme, on trouve souvent 10,000 bourgeons ou herbes.

« La dissémination de la nature étonne.

« Ses véhicules sont : les mouvements, la force de l'air et surtout les orages du printemps et de l'automne.

'< L'Érigeron 3. jard. de Cli/f. 407 a été disséminé de l'Amérique par toute l'Europe.

« Le fruit est clrve par les liges.

« 133. Quoique les végétaux soient dépourvus de sensations, ils vivent cependant comme les animaux ; ce que prouvent leurs nais-

•< C'est pourquoi elles onl de l'aptitude à grimper, afin de porter les fruits plus haut.

« Ces! par en liaut que les capsules s'ouvicnt. « Semences voltigeantes à l'aide :

d'une aigrette plumeuse : Les Composées , Valen'ana.

velue : les Composées, Stapelia, Xylon.

du calice : les Composées, Scabiosa, Statice , Lagœcia , Bninia,

Trifolium.

d'une queue : Pulsatilla, Populus , Typha, Lagunis, Arundo ,

Saccharum.

(ie l'aile de la sinwiice : Abies, Liriodenâron , Betiiln, Plumeria , Bignonia, Conocarpus, Anethum, Arledia, Hesperis, Corispermiim, Thaltrlram.

du péricarpe : ^cer, Fraxinus, Isatis, Bégonia, Hœmatoxylon ,

Ulmus, Plelea, Dioscurea.

par le calice : Humulus, Rajania, Rumex. par l'enflure, afin (pic le volume diminuede pesanteur,

du calice : P/tysalis, Cucubalus, Trifolium. Aa\>('v\ca.r\^e;■. Colutea, Fumaria, Staphylœa, Cardiospermum, Cicer.

« Les capsules c7rtS//(/»es jettent au loin les semences : parle cartilage : les Tricoques (Ord. nat. 47).

Impatiens, Oxalis, Diosma, Dictamntis.

par la pointe : Justicia, Ruellia, Barteria, Lathrœa. par les fibres : Momordica, Cucumis, Cardatnine. par enlèvement : Crupina, Avena, Géranium, Sigesbeckia, Equisetum, Filices (les fougères).

« Croissantes dans les vieilles maçonneries et s'attachant aux animaux, au moyen d'hameçons :

par le calice : Arctium, Agrimonia, Neurada, R/iexia, Asperugo, Runiex , Urlica , Parietaria, Plumbago, Linnœa, Sigesbeckia.

par le péricarpe : Triamfetta, Bartramia, Heliocarpus , Peliveria, Trigloc/iin, Martynia, Hedysarum , Glycyrrhiza,!>corpiurus. Vetla, Circœa, Valantia, Aparine. par \c%%i:mcuccs: Cynoglossum, Myosotis, Verbena, Daucus, Caucalis, Sanicula. Bidens, Yerbesina, Arctopus.

sance, nutrition, âfic, mouvement, la propulsion, leurs maladies, mort, anatomie, organisation (1).

« Les animaux qui avalonl los somoncos enlières les dispersent avec usure : Viscum, Avena, Juniperiis, EiJidendrum.

« Les baies ont été créées pour qu'elles soient répandues à cause de leur pulpe.

« Les écureuils, les chouettes, les souris dispersent les semences en se nourrissant.

« Les vers, le hérisson, la taupe fouillent la terre, et la disposent à recevoir la semence.

« Les rivières, la.mer, les tocs, \vs pluies, les c/m/ewrs concourent au même but.

« LmJérose (Anastatica) est un exemple admirable, étonnant.

« Conservation naturelle des semences : Cassto, Mimosa, Cucumis.

« Le fond de la mer ne corrompt point les semences.

« La ressemblance trompe les animaux : Salicornia, Medicago.

« Les plantes cachent leur semence: Arachis, Trifoliuni, Lathyrus, Valantia.

« Elles sont défendues de l'attaque des animaux par la disposition des Épines, des Aiguillons, des Tiges

« Les plantes grasses se propagent par les feuilles.

« Les arbres en particulier sont comme un jardin clos par la prévoyance admirable de la nature.

« L'ovaire et l'embryon dans la semence sont le produit de la moelle, donc toute multiplication est une génération continuée. »

(1) « Naissance : par la semence ou par le bourgeon.

« Nutrition : prise de la terre très fine et très déliée ; Kylbel, avec l'air et l'eau : Haies.

« Age : enfance, premier et deuxième degré, adolescence, âge mûr, vieillesse, les Arbres, le Lierre (Hedcra)-

« Mouvement : les fleurs semiflosculeuses et diverses autres marquent l'heure du jour.

« Un So«f2 (Galendula) annonce le matin la pluie.

« Pendant la nuit, se penchent le Draba, le Parthenium à feuilles ovales crenées, le Trienlalis.

Se fanent .• V Impatiens, YAmorpha.

Se réfléchissent : le Sigesbeckia, le Triumfella.

Se closent : les Mimosa, les Papilionacées, les

Lomentacées.

Se resserre : le Tamarindus.

« 134. Tout ce qui a vie provient d'un œuf, par conséquent aussi les végétaux ; leurs semences, destinées à reproduire des individus semblables à leurs auteurs, montrent qu'elles sont des œufs [1).

« 135. La raison et l'expérience nous disent souvent que les végétaux proviennent d'œut's ; les Cotylédons le confirmcnl (-2).

« 136. Les Cotylédons des animaux proviennent du jaune de l'œuf

« Pendant le jour leurs feuilles ouvcites annoncent que ces plantes veillent.

« Le Réséda gaude (Luteola) et les fleurs semiflosculeuses suivent le mouvement du soleil.

« Le défaut de mouvement du à l'ombre ou à lamullilude occasionne la diverse stature des Pins et autres aibres.

« Propulsion : car dans les plantes on ne peut point admettre de ciiculation.

« Maladie : la chaleur, la soif, l'engelure, la faim, le trop d'embonpoint, les chancres, les insectes.

« Mort : lopposé de la vie.

« ^nflfo»u'e .■ les vaisseaux, les utricules, les traclices, la peau, Tépidernie.

« Orsirtn/saf/oyi: les vaisseaux secrétoirs, les glandes. »

(1) « Tout ce qui a vie provient d'un œuf, s'est écrie Harvey. « La fin et l'essence de l'œuf consistent dans le point de vie.

« Bobart a vu le premier les semences des Fougères ; moi, j'ai découvert celles des Mousses; Réaumur a découvert celles des Varecs (Fucus), Micheli, celles des Champignons : point de doute sur l'existence de celles des plantes d'un ordie plus relevé.

« L'observation des boutons, la précocité de la floraison annoncent que la semence et les bourgeons sont les générations des plantes.

(2) « Nul homme sensé n'a nié que toule plante contienne des semeHces. « Les Polypes ne sont point destitués d'œufs.

« Les Racines ont toutes quelque chose de la nature des polypes comme on le remarque par les bourgeons, les jilants enracinés, les drageons.

« La prés nce des Cotylédons dans [vu[e plante naissante prouve qu'il a existé une semence.

« Il y a longtemps que parles expériences, la génération équivoque est reléguée parmi les fables, et que la présence des Cotylédons l'a détruilc sans retour.

au milieu duquel naîl le point de vie ; ainsi il en est de même des feuilles séminales des plantes qui ont enveloppé l'embryon (1).

« 137. Que la lignée ne provient pas seulement de Vœuf ni de la liqueur séminale seule, mais quelle procède de lun et de l'autre; cela est prouvé par les animaux hybrides, par la raison, par Vanatomie (2).

« 138. Qu'un œuf non féconrlé germe, c'est une chose que l'expérience dément; il en est de même pour les œufs des végétaux.

« 139. Toute espèce de végétaux est pourvue de fleur et de fruit, lors même que l'œil ne peut les saisir (3).

« 140. Toute fleur est pourvue d'anthères et de stigma (4).

(1) « Coiylédonsei feuilles séminales sont synonymes dans les plantes. « Les cotylédons remplis de lait nourrissent la pluniule, tandis qu'elle

manque de racines, fonction pareille à celle du placenta, ou des cotylédons dans les animaux.

« Les Mousses et les familles voisines manquent seules de cotylédons.

« Dissertation touchant les semences des Mousses (de Seminibus Muscorum).

(2) « Les vers spermffl//q'«PS de Leuwenhorck ne sont pas existants, ils sont cependant des corpuscules ne vivant pas par eux-mêmes, et néanmoins ils fécondent.

« Animaux hybrides Ae diverses espèces : par ex. \e Mulet provenant d'une cavale et d'un àne, qui n'est exactement semblable ni à l'un, ni à l'autre de ses auteurs.

« Anatomie : la considération du placenta et des cordons ombilicaux.

« Raison : les vices héréditair(>s, les cbiens, les poules.

(3) « Nous avons découvert des semences dans Ws Mousses.

« Les fleurs de la Lentille d'eau (Lemna) ont été dessinées par Valisner.

« Celles des Farces (Fucus) ont été observées par Réaumnr.

« Celles du Pilulafia oni été recherchées avec sagacité par B. Jussieu.

« Les étamines des Champignons ont étédécriles par .Micheli.

(4) « Nous avons découvert les anthères de i'Isoëtes ; voyage de Scand. « Le stigma de Parnassia manque dans la fleur (il croit ensuite) ; mais

le germe l)àiile.

« Peut-être les ^/Oî/ssps sont-elles les stiiles qui in:jnquenl de pistils, puisque les embryons sont nus.

«' 141. La fleur précède tout fruit, comme la génL'nition précède l'accouchement (J).

« 14:2. Les parties génitales des plantes constituent la fulctification; ainsi la floraison est la génération; mais la maturité du FRt'iï est Y accouchement.

« l-i3. Que les anthèues soient les parties génitales mâles et leur POLLEN la vraie liqueur spermalique, cela est prouvé par leur essence, la précédence, la situation, le temps, les boîtes, la castration, la structure du pollen (2).

« 144. Que les Stigma partout attachés au germe soient les parties génitales féminines, cela est prouvé par l'essence, la précédence, la situation, le temps, la chute, l'amputation (3).

(!) « La Colcliicum et VHamamelis nvwr'isscni on automne; leur fruit parait Tannée suivante.

« Le fruildu Musa ne précède point la fleur, quoique le germe devienne très grand; et n'étant point fécondé, il cesse de croître pour produire, mais non jiour mûrir.

« Donc la fleur précède, et le fruit toujours suit la fleur. »

{2j i< Situation : dans la Didynamie, lesétamines montent sous la lèvre supérieure de la corolle, vers laquelle le. pistil se courbe.

« La plupart des plantes de la Monœcie portent des fleurs staminées au dessus des pistilifères :Zea. Ricinus.

« Temps : Les fleurs de la Monœcie et de la Diœcie aehèvcnl la formation des anthères dans le mèmetemps que les pistils achèvent celle des stif;ina.

« Castration : Dans le Musa, quand les fleurs staminées paraissent pins tard que les pistilifères, le fruit est stérile, et sans graines.

« Ceux qui coupent trop soigneusement les fleurs staminées des Melons n'obtiennent point de fruit.

« iJo//es .-Anthères uniloculaires, biloculaires, triloculaires, quadriloculaires, exactement comme le péricarpe, § 101

« Structure du pollen : elle est singulière et délerminément comme la semence, § 101.

« Tout pollen est vésiculaire, et contient une matière impalpable qu'il lance. »

[^) « .Ç//;<rt</ort ; Les fleurs de Ia Syngénésie, dont les stigma semblent perforer les anthères, sont rarement stériles.

« Temps : Le Stiy ma rsl enriç/iirur au moim'iit (n'i les anlhèi-cs soul- Ib'ul le pollen.

« 14ÎJ. La GKMÎfîATiON des végétaux se fait par la chute du pollen des anthères sur les stigma nus, la rupture de ce pollen et l'explosion de la vapeur séminale qui est absorbée par Thumeur du stigma : cela est confirmé par l'œil, la proportion, le lieu, le temps, les pluies, les Palniicoles, les tleurs penchées, les fleurs submergées, la Syngénésie, et même par la considération naturelle de toutes les fleurs fl).

« C/iWfe: Dans la plupart des fleurs le stigma tombe et se fane après la chute (les anlhères : donc l'effet est soumis à la floraison.

« AmiJUtation : Ainsi on peut opérer la Castration sur toute fleur. »

(1) «L'œil : .Marilland a cru que le pollen entre dans les germes; Vaillant a prétendu que son essence est attirée au moyen de l'iiumidité propre au stigma. B.Jussieu a vu le pollen de leraWe ( Acer), faire éruption dans cette espèce d'humeur. Needham a confirmé que tout pollen lançait avec explosion la vapeur séminale.

« La proportion : Les stigma se penchent vers les anthères ; ensuite ils se redressent. Voyez le Dianthus, le Passi/Iora, \e Nigelia

« Quand le pistil est 1res court, les anthères se réunissent au-dessus des stigma : le Saxifraga, le Parnassia.

« Dans le Celosia les anthères sont conniventes ou rapprochées, tandis qu'elles versent le pollen.

« Dans le Teucrium la corolle pousse légèrement les anthères vers les stigma.

« Le lieu : Jamais il ne nait spontanément de fleurs pistiliféres dans un endroit qu'on n'y trouve aussi des fleurs staminifères ; elles proviennent toutes deux de la même semence.

« Le temps : Dans la Diœrie les fleurs le plus souvent paraissent avant les feuilles, de peur qu'elles n'offensent les pistils : le Salix, le Popitlus, le Corylus.

« Les pluies : Elles imbibent le pollen, de sorte qu'il ne peut se verser sur les stigma.

« C'est une chose très connue des jardiniers, à l'égard des arbres à pépins et des arbies à noyaux.

« Elles sont détestées des laboureurs, lors de la floraison des blés.

« La A<»!ce cause le même accident, en absorbant l'humidité propre aux stigma.

« Les Palmicoles .• la culture des Pistachiers, très connue dans les iles de l'Archipel, [làr Thi'opiirasle, Pline, Kempfer, et autres : Tournefort.

« 146. Donc le Calice est le Lit nuptial (Thalamus), la Gorollk les Rideaux (nuiieum), les Filaments les Vaisseaux spermatiques (VasaSi)erniatica), les Anthères les Testicules, le Pollen le Sperme, le Stigma la Vulve, le Style le Vagin, le Germe VOvaire, le Péricarpe l'Ovaire fécondé, la Graine ÏŒuf (1).

« Caprification des anciens et pratiquée encore dans le Levant par le moyen d'insectes. Voyez notre Dissertation sur le Figuier (de P'ico).

« Les /7e«rs pemViées ont un pistil plus lont;, afin que le Pollen tombe sur le Sligma: Campanula, Leucoium, Galauthiis, Fritillarin.

« Lt'n fleurs submergées s'élèvent au-dessus de l'eau pendant la floraison: Nymphœa, Straliotes, Mijrioplnjllum, Potagomelon. Hydrochuris, Valisneria.

« La syngénésie frustranée : où le sligma manque, là nulle fécondation.

« Voyez le rayon du Centaurea, de l'Hélianthus, du Budbechia, du Coreopsis.

« Si l'on Ole les anthères d'une Tulipe solitaire avant la chute du Pollen, elle sera stérile.

« Les diverses variétés de CAowx (Brassica), rassemblées en même lieu lors de la floraison, ne donneront jamais de semences propres à la variété qui les portera.

« Le lifiodiola, dans le jardin dUpsal, était stérile depuis 1702 ; en 1750 on y plaça une espèce mâle, et on eut des semences.

« Le C/!/?/a était siérile dans la plupart des jardins de Hollande, mais ayant vu à Leyde une femelle fécondée, j'ai avancé qu'il y avait un mâle, et je l'ai trouvé.

« Prenez garde que le Ficus, VHvmulus, le Musa, le Morus, qui portent des fruits sans élanilnes, ne vous fassent penser autrement; il faut distinguer les parties de la fructification, le calice, li!S péricarpes, les réceptacles, des semences. »

(I) « Le Calice pourrait passer pour les Lèvres de la femme, ou pour le Prépuce.

« La Corolle pourrait è(re aussi prise pour les Nymphes.

« Les Filamcnls qui portent les sucs aux anthères sont appelés Vaisseau.r spermaliques.

« Les Anthères sont les Testicules ftesticuli).

« Le Stigma , la Vw/relVulva) correspondante à celte partie qui, dans le sexe féminin, sépare la Lymphe génitale.

« Le Style répond au Vagin (Vagina), ou à la trompe de Fallope, moins parliculièrement à cette dernière.

« 117. La Terre est le ventricllk (Venlriculus) des pljnles, les VAISSEAUX CHVLiKKREs (Vusa chylifera) les Mcines, les os, le Tronc, les POUMONS, les Feuilles, le coeur, la Chaleur; de là la planlc fui appelée par les anciens un animal renversé {\).

« 1-48. La FLEUR pourvue d'Anthères est mâle, de Sligma femelle, de Stifjma et d'Anthères hermaphrodite (2).

" 1-49. La PLANTE avec des fleurs mâles seulement, est ap[)elée

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