‹ Œuvres choisies. Précédées d'un essai sur sa doctrineChapitre 8 sur 72 · L.WXJV · texte numérisé non relu

L.WXJV

Arrêtous-iious donc, et tâchons d'embrasser d'un seul regard la route parcourue; nous verrons plus clairement ensuite le chemin qui reste à faire.

Le premier sentiment que nous inspire la contemplation de celte grande œuvre est l'admiration, elle second la reconnaissance !

L'admiration pour cette forle capacité qui, en changeant le point de vue doù l'humanité étudiait, aimait et pratiquait la vie, renouvelle, pour ainsi dire, d'un seul geste la science, la politique et la morale !

La reconnaissance d'une pieuse tendresse pour ce cœur généreux que la passion religieuse a, durant vingt-trois ans, soutenu au milieu des misères, des dégoûts et des avanies!^ Pour cet esprit indomptable, qui, dans la fougue d'une improvisation incessante, a toujours entassé, sans regarder en arrière, sa pensée du jour sur sa [)ensée de la veille, et dont les travaux forment pourtant à la lin de cette carrière fournie d'une seule haleine, un système complet dont toutes les parties agencées autour d'une même idée et liées par un même sentiment, concourent vers un même but.)

Nous allons cependant, ainsi que nous avons déjà commencé de le faire, critiquer hardiment le grand homme, et d'une main trop pieuse pour être téméraire, mesurer les lacunes que nous découvrons dans son œuvre.

Cette critique est dans notre pensée l'hommage le plus beau que nous puissions lui rendre. Le seul culte vraiment digne de sa mémoire, n'est point dans la sté-

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