II GRESSET
nieillourc plaisanterie, ce sel et cette urbanité qu'orï croyait n'appartenir qu'à la connaissance du monde, et qui se trouvaient dans un jeune religieux; enfin lu broderie la plus riche et la plus brillante sur le plus cliétif canevas : il y avait de quoi être confondu d'étonnenient, et les juges de Tart devaieni être encore plus étonnés que les autres.
Si quelque chose peut étonner davantage, c'est ce que Voltaire a imprimé de nos jours, que Verl-Vert et la Cliarireuse élaienl des ouvrages lombes. Jamais Gresset ne l'avait offensé en rien; au contraire, il avait fait de très-jolis vers en réponse aux détracteurs diWlzire, en 170G, à Tépoque même où le succès de Verl-VcrL et de la Cliarireuse lui donnaient sur l'opinion une influence proportionnée à sa célébrité. Mais, en 1760, il annonça qu'il avait renoncé au théâtre par des motifs de religion; et c'en était assez pour que Voltaire ne lui pardonnât point.
Il reproche au Méchant de n'être pas
Des mœurs du temps un portrait vuritable,.
et c'est précisément, après le mérite du style, celui qui est le plus éminent dans cette comédie, la seule où l'on ait saisi le vrai caractère de notre siècle. Qui est-ce qui ne sait pas une foule de vers du .Méchant? On en peut dire autant de Vcrl-Vcrt et de la Chartreuse; et j'ignore s'il existe des ouvi'ages eu