X\XII GRESSET
rôle d'impertinence qu'on lui a tracé. Aussi cette idée d'amener Cléon est excellente : il fallait la présence du maître pour aQ'ermir l'écolier, et l'on ne pardonnerait pas h celui-ci, si l'on ne voyait l'autre à ses côtés, qui ne cesse de l'animer tout bas, et, pour ainsi dire, lui souffle son rôle.
Toutes ces conceptions, pleines de sens et de moralité, et la foule de vers excellents devenus d'excellents proverbes, ont racheté ce qui manque à cette comédie du côté de l'intrigue et de l'intérêt, et l'ont mise au rang des premières du siècle. Elle fut trèssévèrement critiquée dans sa nouveauté. Quelqu'un dit à ces censeurs si difTîciles : Vou/t serez peiU-élre vingt ans sans avoir le pendant de celte pièce. Cet homme a prophétisé mieux qu'il ne croyait : il y a aujourd'hui plus de cinquante ans que l'on attend une comédie en cinq actes qui puisse être comparée au Méchant.
La Hari'e. [Cours de lillcralars.)
VERT-VERÏ
VERT-VERT