‹ Œuvres choisies. Précédées d'une notice biographiqueChapitre 111 sur 213 · SCÈNE IV THALIK, ARLEQUIN · texte numérisé non relu

SCÈNE IV THALIK, ARLEQUIN

THâLIE entre en Jouaiil des caslagneltes, dausanl, cbanlan!, solfiant des aiis legeiB, f'iisant des cutrccbat«j etc.

ARLEQUIN

La malpeste! Voici une gaillarde, celle-ci. Monsieur le commissaire, alerte*. Je n'en réponds pas. Sauvez-nous l'amende! La commère aura autant de peine à se taire que

Taulre en avait à parler. (Elle approche dArlequio, la bouche ourerle : il met la main dessus, crie au secours, et dit tout ce qui suit avec une volubililë qui lui coupe continuellemeut la parole.) Te tairaS-tU,

serpent! Je te reconnais! Tu es, je gage, Thalie, la muse de

mures de l'assemblée étaient favorables ou coatraires : mais quand Tatius vient dire à sa fille que Romulus vit encore, il partit tout à coup un battement de mains général qui m'assura sans équivoque de la joie du spectateur, et cène fat pas tout. Quand quelques instants après Romulus parut lui-même, il partit un nouveau battement de mains qui marquait la crainte qu'on avait eue que Tatius ne se fut trompé , et le plaisir de ne pouvoir plus douter de la vie de Romulus. Je ne doutai plus moi-même du succès de la pièce... »

1. Arlequin apostrophe en cet endroit le commissaire qui assistait là d'of- ,ce, de la part des comédiens français, pour verbaliser en cas de dialogue. L'opéra-comique n'ayant droit qu'à un personnage parlant en était réduit au seul monologue. Nous sourions aujourd'hui de ces entraves. Mais regardons bien ; n'en subsislet-il pas encore des traces? N'en avons-nous pas des restes? Un spirituel directeur, M. Offenbach, ne s'est-il pas vu obligé, à ses pièces de début pour la jolie scène qu'il a créée, à ne composer que des bouffoaneries à deux personnages [Us Deux Aveugles, par exemple) ? Et à présent

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