‹ Œuvres choisies. Précédées d'une notice biographiqueChapitre 157 sur 213 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

niant diantre! ton bit tout seul nous rapporte plus, en un jour, que c'tila d'un troupiau de vaclies ne ferait en dix ans!

mâthurine.

Ohçà! voudrais tu être cause qu'on me renvoyîl?

GROS-JEAN

Dame, nennin! Oh! je vois biaii pour le présent qui faut ^ire tout comme monsieur le dccieur t'a dit! Mâthurine, au :sout du compte, il est pu savant que nous : f t tout médecin qu'il est, il pourrait bian savoir ce qu'il dit; oui î

MATHURINE

Ces jan-ci m'ont promis de te mettre à ton aise, s'il étion contents de moi; et il le pouvont faire en un tour de main.

GROS-JEAN

Assurément; s'ils vouhont, drez demain (ça ferait bian bouquef les autes vaches, dis donc!) j'irais gardé lé vaches dans un bon carrosse.

MATHURINE

Mais tout ça, comme je te dis, à condition que tu ne mettras pas le pied cians.

GROS-JEAN

Je l'eiilans bian. Y'ià qui est fait : qu'à ça ne tienne, je ne U mettrai plus!

MATHURINE

Et je serions per.lus, si on nous voyait tant seulement ja* zopiller ensemble coin me je fons; d'abord on y pcii^eraii du mal.

GROS-JEAN

Ne gâtons pas nos affaires. Adieu. Aye bian soin seuleraeiil de m'envoyer les bourses qu'on te baillera.

MATHURIKE.

Oh mais! itou, t'es par trop pressé.

GROS-JEAN

Quand, quand ne seras-tu plus nourrice !

MATHURINE

Je ne l'ai pas encore été; ce ne sera que tantôt.

GROS-JEAN

Le plus tôt ce sera le meilleur.

MATHURINE

Gros- Jean, tu dis que tu me trouves si gentille comme ça?

GROS-JEAN

Mathurine, l'ordonnance!

MATHURINE

Encore un petit moment! va!

GROS-JEAN

Le compère Lucas m'attend dans la cave au cousin Thibaud! bonjour; prenons garde à monsieur le docteur; tu ne sais pas que tout ce jan-là qui savont le grec, sont dé sorciers qui savont tout.

MATHURINE

Pour voir s'ils savont tout, baillons-li à deviner queuque chose. J'entends le bruit des réjouissances; il va venir du monde! sauvons-nou».

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