Fameux dentistes
âPITRBS i3i
Triste et charmant à la fois ;
Bois qui peint ces lieux terriblti^
Où, loin des profanes yeux
Nos druides et leurs dieux
Se rendaient inaccessibles
A nos crédules aieux ;
Mais dans ces cantons paisible^;
Et moins superstitieux,
Bols où r amour a des armes
À qui r austère pudeur
Se soumettrait sans alarmes;
Bois où, même avec douceur,
Dans les plus cruels malheurs.
L'amant verserait des larmes
Bois où tout, jusqu'à l'horreur,
Pour un cœur tendre a des charmes.
Là, dans le sein du repos,
L'âme s'égare et s'oublie;
Sa douce mélancolie
Transforme des lieux si beaux,
Et n'en fait qu'un seul enclos
D'Amailionte, de Paphos,
De Cythère et d'Idalie.
Jamais, en effet, l'Amour Ne trouverait un séjour Plus propre à son badinais : • Qu'il y serait amusé I
VI E P 1 T R E s
Car, je le sais par usage, C'est un enfant avisé; Dans un quinconce, il est sage ; Mais plus l'endroit est sauvage.
Plus il est apprivoisé.
Disparaissez, lieux superbes, Oïl rien ne croît au hasard, Où l'arbre est l'enfant de Tart; Où le sable, au lieu des herbes.
Nous attriste le regard ; Lieux où la folle industrie Arrondit tout au ciseau; Où rien aux yeux ne varie.
Où tout s'aligne au cordeau De la froide symétrie Kt de l'ennuyeux niveau !
Dans toute sa majesté.
Offre une vive peinture
De la noble liberté.
Sublime et toujours nouvfille,
Sous l'œil elle s'embellit :
Sa variété révèle
Une ressource éternelle
Que jamais rien ne tarit;
Qu'en ce point l'art est loin detle!
Son '^iief-d'œuvre se décrit :
Mais la beauté naturelle Reste du-dessus du récit.
Sous l'épais et haut feuillage
De ce bois qu'ont révéré
Le temps, la hache et l'orage.
De l'engageante Chéré,
Je me retrace l'image.
Ah ! qu'au fond de ce bocage
Son aspect serait charmant !
Le beau lieu ! l'heureux moment !
Que de fleurs sur son passage !
Que de soupirs éloquents!
Que les gages de ma flamme
Seraient tendres et fréquents 1
Mais où s'égare mon àme?
0 bel objet désiré
Du plus amoureux des hommes 1
0 mon aimable Chéré!
Que n'êtîs-vous où nous sommes l
434 ÉPITKES