‹ Œuvres choisies. Précédées d'une notice biographiqueChapitre 198 sur 213 · MADRIGAL · texte numérisé non relu

MADRIGAL

Vous dites que jamais lettre ne fut si tendre I

Quand vous saurez d'où j'ai ce talent merveilleux, Il cessera de vous surprendre.

Voulant écrire un jour à celle dont les yeux Ont allumé le feu qui me consume.

Selon l'amoureuse coutume.

Des deux mains impatiemment Je cherchais partout une plume :

Amour passait en ce moment

Auprès de ma fenêtre, ainsi qu'une hirondelle. J'y courus si légèrement, Que je lui pris une plume de l'aile.

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