ACTE II, SCÈNE VIII
DAHIS.
Le bonhomme?
MOISDOR.
Oui, monsieur; si vous êtes son gendre. Monsieur de Francaleu dit à qui veut l'entendre, Qu'il rendra là-dessus votre bonheur complet.
Extravagues-tu?
MONDOR
Non; foi d'honnête valet.
DAMIS
Et qui diable te parle, en cette circonstance, De monsieur Francaleu, ni de son alliance?
MONDOR
Bon ! ne voiln-t-il pas encore un quiproquo ! De qui parlez- vous donc, monsieur?
DAMIS
D'une Sapho, D'un prodige, qui doit, aidé de mes lumières, Effacer, quelque jour, l'illustre Deshoulières; D'une (ille à laquelle est uni mon destin.
MONDOR
OÙ diantre est celte fille'
DAMIS
A Quimper-Corentin.
MONDOR
A Quimp...
DAMIS
Oh! ce n'est pas un bonheur en idée.
Celui-ci! L'espérance est saine et bien fondée. La Bretonne adorable a pris goût à mes vers. Douze fois l'an, sa plume en instruit l'univers. i:ile a, douze fois l'an, réponse de la nôtre; Et nous nous encensons tous les mois l'un et l'autre.
MONDOR
Où vous êtes- vous vus?
DAMIS
Nulle part. A quoi bon?
MONDOR
Et VOUS l'épouseriez I
DAMIS
Sans doute. Pourquoi non?
MONDOR
Et si c'était un monstre?
DAMIS-
Oh! tais- toi! lu m excèdes.
Les personnes d'esprit sont-elles jamais laides?
MONDORc
Oui; mais rèpondra-t-elle à votre folle ardeur?
DAMIS
Je suis assez instruit par notre ambassadeur
MONDOR
Rt quel est l'intriganl d'une telle aventure?