‹ Œuvres choisies. Précédées d'une notice biographiqueChapitre 57 sur 213 · SCÈNE X FRANCALEU, DORANTE, DAMIS · texte numérisé non relu

SCÈNE X FRANCALEU, DORANTE, DAMIS

FRANCALEU, prenant Dorante par I« bras et no, le lâchant plue.

Eh! venez donc, monsieur! depuis une heure. Je vous cherche partout, pour vous lire mes vers.

A moi; monsieur?

FRANCALEU.

A vous.

DAMIS, à part.

Autre esprit à l'envers!

FRANCALEU.

Vous désirez, dit-on, ce petit sacrifice.

DORANTE

Kt qui ma, près de vous, rendu ce bon office?

FRANCALEU.

C'est Lisette.

DORANTE, à Danois.

C'est vous qu'elle veut servir.

FRANCALEU.

Lui, H voudrait qu'on fût sourd aux ouvrages d'autrui.

DAMlS.

Loin de l'en détourner, c'est moi qui l'y convie.

DORANTE à Damis.

Je lis dans votre cœur, et je vois votre envie.

FRANCALEU.

Vous dites bien : l'envie! Oui, c'est un envieux. Qui voudrait, sur lui seul, attirer tous les yeux.

DAMIS

Mon ami, par bonheur, est là pour me défendre. Tantôt je l'exhortais encore à vous entendre.

DORANTE, ba» à Damis.

Vous osez m'attester?...

DAMIS, bas à Doracte.

Je songe à votre amour.

Songez, si vous voulez, à faire votre cour.

FRANCALEU.

On me voudrait pourtant assurer du contraire.

DAMIS

Lisez : et qu'il admire; il ne saurait mieux faire.

DORANTE, bas.

Tu crois m'échapper. Mais...

DAMIS, à Francalea.

D'autant plus que monsieuf A besoin maintenant d'un peu de belle humeur.

FRANCALEU, tiranl nn gros cahier de sa poche.

Ah! quelque humeur qu'il ait, il faudra bien qu'il rie; Et pour cela d'abord, je lis ma tragédie.

DAMlS.

Rien ne pouvait pour lui venir plus à propos.

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