‹ Œuvres choisies. Précédées d'une notice biographiqueChapitre 85 sur 213 · ACTE V, SCENE · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE

Vous so.rcz a la Gour notre, solliciteur.

Vous vous flattiez, ce soir, de contenter monsieur.

DAMIS, à Iklireau.

M'avez-vous trahi?

BALIVEAU

Non. Qu'entre nous tout s'oublie, Damis. Voici quelqu'un qui nous réconcilie. Qui signale à tel point son amitié pour nous, Qu'il s'acquiert à jamais les droits que j'eus sur vous. Monsieur vous fait l'honneur de vous choisir pour gendre.

(voyant Damit interdit.)

Ainsi que moi, la chose a lieu de vous surprendre; Car, de quelques talents dont vous fussiez pourvu, Nous n'osions espérer ce bonheur imprévu. Mais la joie aurait dû, suspendant sa puissance, Avoir déjà fait place à la reconnaissance. Tombez donc aux genoux de votre bienfaiteur.

DAMIS, d'un air embarraisé.

Mon oncle...

BALIVEAU

Eh bien?

DAMIS

Je suis...

FRANCALEU.

Quoi?

DAMIS

L'huiHble adorateur Des grâces, de l'esprit, des vertus de Lucile;

Mais de tant de bontés l'excès m'est inutile. Rien ne doit l'emporter sur la foi des serments; Et j'ai pris, en un mot, d'autres engagements.

FRANCALEU.

Ah!

BALIVEAU, à Francaleu.

Le voilà cet homme au-d(îssiis du vulgaire, Dont vous vantiez l'esprit et la judiciaire. Qui, tout à l'heure, était un phénix, un trésor! Eh bien ! de ces beaux noms le nommez-vous encor? Va! maudit soit l'instant où mon malheureux frère M'embarrassa d'un monstre en devenant ton père!

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