Conseiller au parlement. 2. Récompenses*. R. B
RECUEIL DE J>OÉSIE. 159
Que le marchand avare
Au plus près du matin
Pille pour son butin
Au rivage barbare.
Mais tant et tant de biens,
Que je désire tiens.
Ne sont en ma puissance :
Et l'avare soucy
N'appauvrit point aussi
Ta riche suffisance.
Si ma main oust acquis
Le savoir tant exquis
D'un Lysippe ou Apelle,
Tu devrois au pinceau,
Au marbre et au ciseau,
Ta louange plus belle.
Je n'oubliroy icy Ton Sybilet * aussi.
Dont le docte artifice Nous rechanle si bien Du roy mycénien Le triste sacrifice.
Mais la muse et les dieux Ne t'ont fait studieux D'une peinture morte, Et puis contre le temps En mes vers tu attens Une image plus forte.
Mais que dis-je en mes vers ?
Les tiens, qui l'univers Rempliront de leur gloire, Sur le marbre des cieux Engraveront trop mieux* Le vif de ta mémoire.
1. Thomas Sibilel (1512-1589), taine, et d'une traduction de auteur d'un Art poétique, impri- Vfphigénie d'Euripide, mé avec l'ouvrage de C|i. Pon- 2. Beaucoup mieux*. R.
Tes phaleuces ' tant doux Qui coulent entre nous Mille grâces infuses De nous sont adorez, Pour * esire redorez Du plus fin or des Muscs.
Tu vivrois par les sons De plus hautes chansons, Si je sçavois eslire L'inimitable voix, Que le grand Vandomois ^ Accorde sur la lyre.
Quels parfaits artisans N'ont bien donné dix ans Au rond * de leui' science ?
Qui veut ravir le pris Doit estre bien appris Par longue expérience.
-oo
DISCOURS AiJ ROY
SUR LA TREVE DE l'aN 1555
Comme on voit de chasseurs une bande peureuse, Trouvant du fier lyon la femme ^ généreuse, Avecques ses petits, de la frayeur qu'elle a. Sans passer plus avant, se retirer de là.
Et puis, se rasseurant d'une tremblante audace,