‹ Œuvres choisies, pub. avec une notice biographiqueChapitre 142 sur 274 · TRADUIT DU MÊME · texte numérisé non relu

TRADUIT DU MÊME

J^avois horreur des trop maigres, ainsi Comme j'avois des trop grasses aussi ; Point ne me pleut la (aille racoursie Et aussi peu la longue mal bastie.

J'y prins plaisir d'embrasser seulement Celles qui sont grandes moyennement :

Car le moyen, quelque chose qu'on face, En toute chose est de meilleiu'e grâce.

La grcsle aussi, pouveu que l'en-bon-poinct Ne luy faillist, ne me déplaisoit poinct :

L'en-bon-poinct est à tels jeux convenable, Car à la chair la chair est agréable.

Je ne fis cas aussi de la blancheur, S'il n'y avoit quelque peu de rougeur Qui exprimast une couleur pareille A la couleur d'une rose vermeille.

Les cheveux blonds sur un col tendrelet.

Représentant une couleur de laict.

Me rapportoyent en une face belle Je ne sçay quoy de grâce naturelle.

La lèvre aussi qui s'enfloit un petit* Par sa rougeur me donnoit appétit :

Car je baîsois volontiers une bouche Qu'à plein baiser des deux lèvres on touche.

Les sourcis noirs, les veux noirs et le front, Dont la beauté se descouvre en plein rond.

J'y prenois garde et volontiers mon ame S'en embrasoit de l'amour d'une dame.

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