‹ Œuvres choisies, pub. avec une notice biographiqueChapitre 158 sur 274 · Voy. p. 159. 4. Cette · texte numérisé non relu

Voy. p. 159. 4. Cette

Voix dont les saincles merveilles

Mes oreiUes Ont ravi cent mille fois.

Lors de ta santé première

La lumière Te rendra tel à mes yeux Qu'une sereine jom'née

Retom'née Après un temps pluvieux :

Tel que l'escailleuse roue,

Dont se joue Le serpent, qui s'est fait beau, Reprenant nouvelle force

Sous Tescorce D'une plus luisante peau :

Tel comme la fleur mouillée,

Despouillée De son lustre plus vermeil, Repeint la première grâce

De sa face Au rais* du nouveau soleil.

Alors ta lyre dorée

Adorée Kt des hommes et des dieux.

Me dira l'horreur qui couche

A la bouche Du grand manoir stygieux.

Tu me descriras la rive

Où arrive La grand' troppe des espris,

J. Hayons *«

igj ŒUVRES CHOÎSIËS M DÛ BELLAY.

Ce pendant je t'appareille

La merveille De mon Sixième » entrepris.

Là tu reliras la tourbe

Qui se courbe Sous le sceptre gnossien*, Et l'autre mieux fortunée

Destinée Au séjour elysien:

Où le harpeur de Rhodope

Et sa troppe Font sous les bois verdelets, Ou dessus les rives molles.

Leurs caroles ', Ou par les prés nouvelets.

De ceste bande sacrée

Est Ascrée, Lvne et le Méonicn, El Pindare et Stbesichore,

Et encore Tout le cbœur aonien.

Une autre bande romaine

S'y promeine Par ks destours plus secrez :

L?. est ta place éternelle

Près de celle De Catule aux vers sucrez.

Pendant, avant que ta vie

Soit l'avie D'une plus forte langueur,

i Le smème livre de l'Enéide 2. De Minos .lont îi achevait la ti-aduclion. 5. Danscs^ R. Voy. Caroller

DIVERS ï>OËMÈS. H 81

Qu'on s'osjouisse, qu'on chante,

Qu'on enchante Tout ce qui ronge le cœur.

Jà, jà *, la Parque félonne

Nous talonne, Et Minos n'a point appris D'ouïr les plaintes des hommes,

Quand nous sommes Au rang des pâlies esprits.

Styx, qui d'une courbe trace

Les embrasse, Leur cmpesche le retour, Cernant* l'horreur du bas monde

De son onde Par trois fois d'un triple tour.

Mais si l'homme peut revivre

Par le livre, Ton image n'ira pas Au rang de ces pauvres nues

Incognues, Qui se lamentent là bas.

oo-

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