‹ Œuvres choisies, pub. avec une notice biographiqueChapitre 168 sur 274 · Rend sourd*. que · texte numérisé non relu

Rend sourd*. que

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A J. A. DE BAIF

Du grand Baïf, qui la France décore, '^

L'esprit jadis comblé de tout le mieux Qu'en leur thresor ayent reseiTé les dieux, En toy, Baïf, est retourné encore.

Ton vers françois, que le François adore, Suit de Ronsard le \ol audacieux, Et ton vers grec, l'or le plus précieux De ton Dorât qui son siècle redore.

Mais si un jour par l'esprit de ta voix Tu donnes l'ame au théâtre fmnçois, Jusques ici tousjours demeuré vuide,

Asseure toy que je t'ay mal gouslé, Ou tu seras du François escouté Comme du Grec fut jadis Euripide.

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A M. LE SCÈVE, LYONNOIS

Gentil esprit, ornement de la France, Qui d'Apollon sainctement inspiré T'es le premier du peuple retiré Loin du chemin tracé par l'ignorance,

Scève divin, dont l'heureuse naissance N'a moins encor' son Rosne décoré Que du Thouscan le fleuve est honoré Du tronc qui prend à son bord accroissuiice

Reçoy le vœu qu'un dévot Angevin,

RECUEIL DE SONNETS. i95i

Enamouré de ton esprit divin, Laissant la France, à ta grandeur dédie :

Ainsi tousjours le Rosne impétueux.

Ainsi la Sone au sein non fluctueux Sonne tousjours et Scève et sa Délie.

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