Manteau vénitien. exemples. Voy. Daïf, p
5. Du Bellay fait l'ellipse de Ve 6. Pardon, grâce, ital. perdomuet ; mais il n'en est pas moins nanza.
Estonné de se voir tant d'hommes à lentour * Et cinquante picquiers effronter * son audace ;
Le voir en s'clançant venir la teste basse, Fuir et retourner d'un plus brave retour, Puis le voir à la fin, pris en quelque destour, Percé de mile coups ensanglanter la place ;
Voir courir aux flambeaux, mais sans se rencontrer, Donner trois coups d'espée, en armes se monslrer. Et tout autour du camp un rempart de Thudesques ;
Dresser un grand apprest, faire attendre long temps, Puis donner à la fin un maigre passetemps, Voilà tout le plaisir des festes romanesques *.
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Ce n'est pas à mon gré, Carie, que ma navire * Erre en la mer Tyrrhene : un vent impétueux l , ^ La chasse malgré moy par ces flots tortueux.
Ne voyant plus le pol* qui sa faveur t'inspire.
Je ne voy que rochers, et si ® rien se peut dire Pire que des rochers le heurt audacieux ; Et le phare jadis favorable à mes yeux De mon cours égaré sa lanterne retire.
Mais si je puis un jour me sauver des dangers, Que je fuy vagabond par ces flots estrangers, Et voir de l'Océan les campagnes humides,
J'arresteray ma nef au rivage gaulois, Consacrant ma despouille au Neptune françois, A Glauque, à Melicerte et aux sœurs Néréides.
i. Suppression de l'aposlrophe prédilection pour ces adjectifs eu
suivant l'usage. Voy, Baïf, p. 25. esque.
2. Décontenancer (L., étym. de 4. Fém. au xvi* siècle*. R. B. Effronté). Et encore dans Malherbe.
3. Romaines, ital. romanesca o. Pôle (N.; ce mot manque (les deux formes dans N.). Le d'hist. dans L.).
XVI* siècle avait une certaine G. Et même".
Je voy, Dilliers, je voy sercner* la lempeste, Je voy le vieil Proté son troppcau renfermer, Je voy le verd Triton s'esgayer sur la mer, Et voy l'astre jumeau flamboyer sur ma leste :
Jà le vent favorable à mon retour s'appreste, Jà vers le front du port je commence à ramer ; Kt voy jà tant d*amis que ne les puis nommer, Tendant les bras vers mov, sur le bord faire feste
Je voy mon grand Ronsard, je le cognois d'ici, c^ Je voy mon cher Morel, et mon Dorât aussi,
^ Je voy mon Delahaye, et mon Pascal encore :
Et voy un peu plus loin, si je ne suis deceu, Mon divin Mauléon, duquel sans l'avoir veu, La grâce, le sçavoir et la vertu j'adore.
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Et je pensois aussi ce que pensoit Ulysse,
Qu'il n'estoit rien plus doux que voir encor' un jour
Fumer sa cheminée et après long séjour
Se retrouver au sein de sa terre nourrice *.
Je me resjouyssois d'estre eschappé au vice, Aux Circes d'Italie ou sirènes d'amour, Et d'avoir r'apporté en France à mon retour L'honneur que l'on s'acquiert d'un fidèle service.
Las ! mais après l'ennuy de si longue saison, Mile soucis mordans je trouve en ma maison Qui me rongent le cœur sans espoir d'allégeance.
Adieu donfpies. Dorât. Je suis encor Romain, Si l'arc que les neufs sœurs te meirent en la main Tu ne me preste ici, pour faire ma vengeance.
i. S'apaiser*. R. 2. Odyssée, I, 58.
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Morel, donl le sçavoir sur tout autre je prise, Si quelqu'un de ceux-là que le prince lorrain Guida dernièrement au rivage romain Soit en bien soit en mal de Rome !e devise :
Di qu'il ne sçait que * c'est du siège de l'église, N'y ayant esprouvé que la guerre et la faim, Que Rome n'est plus Rome et que celuy en vain Présume d'en juger, qui bien ne l'a comprise.
Cehiy qui par la rue a veu publiquement La courtisane en coche, ou qui pompeusement L'a peu voir à cheval en accoutrement d'homme
Superbe se monstrer, celuy qui de plein jour Aux cardinaux en cappe a veu faire l'amour.
C'est celuy seul, Morel, qui peut juger de Rome.
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11 fait bon voir, Magny, ces coyons ^ magnifiques, ^ Leur superbe arsenal, leurs vaisseaux, leur abord, Leur Saint-Marc, leur palais, leur réalte, leur port, Leurs changes, leurs profits, leur banque et leurs trafiques.
Il fait bon voir le bec de leurs chapprons ' antiques. Leurs robbes à grand'manche, et leurs bonnets sans bord, Leur parler tout grossier, leur gravité, leur port. Et leurs sages advis aux affaires publiques.
Il fait bon voir de tout leur sénat ballotter ; Il fait bon voir par tout leurs gondoles flotter. Leurs femmes, leurs festins, leur vivre solitaire :
Mais ce que l'on en doit le meilleur estimer. C'est quand ces vieux cocus vont espouser la mer Dont ils sont les maris et le Turc l'adultère.
i. Ce que*. 3. Chaperon. Syncope de Ve.