A cause, que lu es*. 2. Disisimulalion
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Vous dites, courtisans : Les poètes sont fouis, Et dites vérité; mais aussi dire j'ose Que tels que vous soyez vous tenez quelque chose De ceste douce humeur qui est commune à tous.
Mais celle-là, messieurs, qui domine sur vous En autres actions diversement s'expose :
Nous sommes fouis en rime et vous Testes en pFOse., C'est le seul différent qu'est entre vous et nous. a Vray est que vous avez la court plus favorahle,
^ Mais aussi n'avez- vous un renom si durahle;
Vous avez plus d'honneur et nous moins de souci.
Si vous riez de nous, nous faisons la pareille : Mais cela qui se dit s'envole par l'oreille.
Et cela qui s'escrit ne se perd pas ainsi.
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Par ses vers teïens*, Belleau me fait aimer Et le vin et l'amour ; Baïf, ta challemie * Me fait plus qu'une royne une rustique amie Et plus qu'une grand'ville un village estimer.
Le docte Pelletier fait mes flancs emplumcr Pour voler jusqu'au ciel avec son Uranie^; Fit par l'horrible effroy d'une estrange harmonie Ronsard de pied en cap hardi me fait armer*.
Mais je ne sçais commenf ce daemon de Jodelle (Dœmon est-il vrayment, car d'une voix mortelle Ne sortent point ses vers), tout soudain que je l'oy.
M'aiguillonne, m'espoint, m'espouvante, m'affolle, Et comme Apollon fait de sa prestresse folle, A moy-mesmes m'ostant, me ravit tout à soy.
i. Anacréonliques. tiques de Pelletier porte ce titre.