‹ Œuvres choisies, pub. avec une notice biographiqueChapitre 199 sur 274 · Ellipse du pron. pers. après 2. Exercé · texte numérisé non relu

Ellipse du pron. pers. après 2. Exercé

voir; voy. Gode!'., Lex. de Corn.t 3. Comp. pour superl. II. p. 195. 4. Prit*. R.

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Tu t'abuses, Belleau, si pour* estre sçavanl, Sçavant et vertueux, tu penses qu'on te prise : Il faut, conune Ion dit, estre homme d'entreprise, Si tu veux qu'à la court on te pousse en avant.

Ces beaux noms de vertu, ce n'est rien que du vent : Donques si tu es sage, embrasse la feintise *, L'ignorance, l'envie avec la convoitise ; Par ces arts jusqu'au ciel on monte bien souvent.

La science à la table est des seigneurs prisée ; Mais en chambre, Belleau, elle sert de risée : Garde, si tu m'en crois, d'en acquérir le bruit.

L'honune trop vertueux desplait au populaire : Et n'est-il pas bien fol, qui s'efforçant de plaire, Se mesle d'un mestier que tout le monde fuit ?

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Ne te fasche, Ronsard, si tu vois par la France Fourmiller tant d'escrits : ceux qui ont mérité D'estre advouez pour bons de la postérité Portent leur sauf conduit et lettre d'assem^ance.

Tout œuvre qui doit vivre, il a dès sa naissance Un daemon qui le guide à l'immortalité ; Mais qui n'a rencontré telle nativité, Comme un fruict abortif, n'a jamais accroissance.

Virgile eut ce daemon, et l'eut Horace encor. Et tous ceux qui du temps de ce bon siècle d'or Ëstoyent tenus pour bons : les autres n'ont plus vie.

Qu'eussions-nous leurs escrits, pour voir de nostre temps Ce qui aux anciens servoit de passe-temps.

Et quels ëstoyent les vers d'un indocte Mevie !

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