Torse, tordue*. R. 4. Maintenant
ANTIOriTÈS DE ROME. 249
Tout ec qu'Alhenc eut oncqucs de sagesse, Tout ce qu'Asie eutoncques de richesse, Tout ce qu'Afrique eut oncques de nouveau,
S'est veu icy, ô merveille profonde !
Rome vivant fut l'ornement du monde.
Et morte elle est du monde le tombeau.
oo
^^ Comme le champ semé en verdure foisonne, De verdure se hausse en tuyau verdissant, Du tuyau se hérisse en espic florissant, D'espic jaunit en grain, que le chaud assaisonne:
Et comme en la saison le rustique * moissonne Les ondoyans cheveux du sillon blondissant, Les met d'ordre^ en javelle, et du blé jaunissant Sur le champ despouillé mille gerbes façonne :
Ainsi de peu à peu creut l'empire romain, Tant' qu'il fut despouillé parla barbare main, Qui ne laissa de luy que ces marques antiques,
Que chacun va pillant, comme on voit le glenncur * Cheminant pas à pas recueillir les reliques "^ De ce qui va tombant après le moissonneur.
3| De ce qu'on ne voit plus qu'une vague campaignc Où tout l'orgueil du monde on a veu quelquefois. Tu n'en es pas coupable, ô quiconques tu sois Que le TygreetleNil, Gange et Euphrate baigne : Coupables n'en sont pas l'Afrique ny l'Espaigne, Ny ce peuple qui tient les rivages anglois,