Publié avec les Antiquités, 2. Croupe
T^î (EUYKtS CHOISIES l)E l)U BELLAY.
La muraille u'csloit de marbre, ni de brique. Mais d'un luisant cristal, qui du sommet au fond Elançoit mille rais * de son ventre profond Sur cent degrez dorez du plus lin or d'Afrique.
D*or esloil le lambris, et le sommet encor Reluisoit escaillé de grandes lames d'or ; Le pavez fut de jaspe, et d'esmeraudc fine.
vanité du monde ! un soudain tremblement Faisant crouler du mont la plus basse racine, Renversa ce beau lieu depuis le fondement.
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Puis m'apparut une pointe aiguisée D'un diamant de dix pieds en carré, A sa hauteur justement mesuré, Tant qu'un archer pourroit prendre visée.
Sur ceste pointe une urne fut posée De ce métal sur tous plus honoré :
Et reposoit en ce vase doré D'un grand César la cendre composée.
Aux quati'e coins estoient couchez encor Pour pedeslal quatre grans lions d'or, Digne tombeau d'une si digne cendre.
Las ! rien ne dure au monde que tourment !
Je vi du ciel la tempeste descendre.
Et foudroyer ce brave monument.
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^ Je vi haut eslevé sur colomnes d'yvoire.
Dont les bases estoient du plus riche mêlai, A chapiteaux d'albastre et frizes de crystal, liC double front d'un arc dressé pour la mémoire.
A chaque face esloit pourlraite une victoire,
« 1. Rayons*.