‹ Œuvres choisies, pub. avec une notice biographiqueChapitre 214 sur 274 · Publié avec les Antiquités, 2. Croupe · texte numérisé non relu

Publié avec les Antiquités, 2. Croupe

T^î (EUYKtS CHOISIES l)E l)U BELLAY.

La muraille u'csloit de marbre, ni de brique. Mais d'un luisant cristal, qui du sommet au fond Elançoit mille rais * de son ventre profond Sur cent degrez dorez du plus lin or d'Afrique.

D*or esloil le lambris, et le sommet encor Reluisoit escaillé de grandes lames d'or ; Le pavez fut de jaspe, et d'esmeraudc fine.

vanité du monde ! un soudain tremblement Faisant crouler du mont la plus basse racine, Renversa ce beau lieu depuis le fondement.

oo

Puis m'apparut une pointe aiguisée D'un diamant de dix pieds en carré, A sa hauteur justement mesuré, Tant qu'un archer pourroit prendre visée.

Sur ceste pointe une urne fut posée De ce métal sur tous plus honoré :

Et reposoit en ce vase doré D'un grand César la cendre composée.

Aux quati'e coins estoient couchez encor Pour pedeslal quatre grans lions d'or, Digne tombeau d'une si digne cendre.

Las ! rien ne dure au monde que tourment !

Je vi du ciel la tempeste descendre.

Et foudroyer ce brave monument.

-oo-

^ Je vi haut eslevé sur colomnes d'yvoire.

Dont les bases estoient du plus riche mêlai, A chapiteaux d'albastre et frizes de crystal, liC double front d'un arc dressé pour la mémoire.

A chaque face esloit pourlraite une victoire,

« 1. Rayons*.

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