SONGE OU VISION SUR ROME
Portant ailes au dos, avec habit nyinphal*, Et haut assise y fut sur un char triomphal Des empereurs romains la plus antique gloire. . L'ouvrage ne monstroit un artifice humain, Mais sembloit estre fait de celle* propre main Qui forge en aiguisant la paternelle foudre.
Las ! je ne veux plus voir rien de beau sous les cieux. Puis qu'un œuvre si beau j'ay veu devant mes yeux, D'une soudaine cheute estre reduict en poudre.
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-^ Et puis je vi Tarbre dodonien Sur sept costeaux espandre ^on ombrage, Et les vainqueurs ornez de son fueillage Dessus le bord du fleuve ausonien.
Là fut dressé maint trophée ancien.
Mainte despouille et maint beau tesmoignage De la grandeur de ce brave lignage Qui descendit du sang dardanien.
J'estois ravi de voir chose si rare, Quand de paisans ' une troppe barbare Vint outrager l'honneur de ces rameaux ;
J'ouy le tronc gémir sous la congnée.
Et vi depuis la souche désdaignée Se reverdir en deux arbres jumeaux.
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Une louve je vi sous l'antre d'un rocher Allaictant deux bessons : je vis à sa raammcUe Mignardement jouer cette couple jumelle, Et d'un col allongé la louve les lécher.
Je la vi hors de là sa pasture cercher*,