Au sens poétique et lîguré 4. Mais
de chevelure*. R. 5. la Font , S. de Vaux.
3<)4 ŒUVHKS CHOISIES DE DU DELLAY.
Si douœ que le bruit d'une oreille essourdie*.
Et si la surdité par un double bienfait,
Ne recompense pas le mal qu'elle nous fait.
En quoy mesme les dieux, déesse, elle ressemble',
Qui nous versent l'amer et le doux tout ensemble.
que j'ay de regret en la douce saison
Que je soulois régner paisible en ma maison,
Si sourd que trois marteaux, tombant sur une masse
De fer etincelant, n'eussent rompu la glace
Qui me bouchoit l'ouye, heureux s'il en feut onc :
Las, feusse-je aussi sourd comme j'estois adonc!
Le bruit de cent vallets, qui mes flancs environnent, Et qui soir et matin à mes oreilles tonnent.
Le devoir de la court et l'entretien commun Dont il faut gouverner un fascheux importun, Ne me fascheroit point : un créditeur * moleste * (Race de gens, Ronsard, plus à craindre que peste) Ne troubleroit aussi l'ayse de mon repos.
Car, sourd, je n'entendrois ne luy ne ses propos.
Je n'orrois du chaslel ^ la fouldre et le tonnerre. Je n'entendrois le bruit de tant de gens de guerre, Et n'orrois dire mal de ce bon Père sainct ^, Dont ores sans raison toute Rome se plaint, Blasmant sa cruauté, sa grande convoitise.
Qui ne craint (disent-ils) aux despens de l'Eglise Enrichir ses nepveux, et troubler sans propos De la chreslienlé le publique repos.
Je n'orrois point blasmer la mauvaise conduite De ceux qui tout le jour Irainnent une grand' suile De braves courtisans, et pleins de vanité.
Voyant les ennemis autour de la cité.
Portent Mars en la bouche et la crainte dans l'ame : Je n'orrois tout cela, et n'orrois donner blasme
Devenu sourd, d'essourdir, 4. Adj., qui tourmente, mo/es-
auj. assourdir (L., hist.). lus (N.).
^. Verbe artiP. 5. Le château Saint-Ange.