Beaucoup*. 3. Te retirer*. R. B
?, Délivré, affranchi*. 4. Trace*. H.
Ce pénible sentier qui meine à la vertu.
Elle seule a tissu rimmortelle couronne Du myrthe paphien, qui ton chef environne ; Tu luy dois ton laurier, et la France luy doit Qu'elle peut désormais se vanter à bon droit D'un Horace et Pindare et d'un Homère encore, S'elle * voit ton Françus, ton Françus qu'elle adore Pour ton nom seulement et le bruit qui en court : Dois-tu doncques, Ronsard, te plaindre d'estre sourd ?
que tu es heureux, quand le long d'une rive, Ou bien loin dans un bois à la perruque * vive Tu vas, le livre au poing, méditant les doux sons Dont lu sçais animer les divines chansons.
Sans que l'aboy d'un chien ou le cry d'une beste, Ou le bruit d'un torrent t'élourdisse ' la teste. Quand ce doux aiguillon si doucement te poingt, Je croy qu'alors, Ronsard, tu ne souhaites point Ny le chant d'un oyseau, ny l'eau d'une montagne, Ayant avecques toy la surdité compagne, Qui fait faire silence et garde que le bruit Ne le vienne empescher de ton ayse le fruit.
Mais est-il harmonie en ce monde pareille A celle qui se fait du tintin de l'oreille, Lorsqu'il nous semble ouir, non l'horreur d'un torivnt, Ains * le son argentin d'un ruisseau murmurant. Ou celuy d'un bassin, quand celuy qui l'escoute S'endort au bruit de l'eau qui tombe goutte à goutte •' ?
On dit qu'il n'est accord, tant soit mélodieux, Lequel puisse égaler la musique des cieux.
Qui ne se laisse ouïr en ceste terre basse, D'autant que le fardeau de ceste lourde masse Hebete nos espris, qui par la surdité Sont faits participans de la divinité.
Regarde donc, Ronsard, s'il y a mélodie