Chercher*. R. Critiqué par Ch. Fontaine
Si des beaux yeux, où la beauté se mire.
Voire le ciel, et la nature, et Fart, Dépend le frein, qui en plus d'une part À son plaisir et m'arreste et me Tire,
Pourquoy sont-ils armez d'orgueil et d'ire î Pour({uoi s'esteint ce doux feu qui en part?
Pourquoy la main, qui le cœur me départ, €ache ses retz, liens de mon martyre?
belle main, ô beaux cheyeux dorez, claii's flambeaux dignes d'estre adorez, Par qui je crains, j'espère, je lamente.
Mon fier destin, et vostre force extrême.
En TOUS aimant, me commandent que j'aime L'beureux object du bien qui me tourmente.
oo
Quand le soleil lave sa teste blonde En l'Océan, l'humide et noire nuict Un coy * sommeil, un doux repos sans bruit Ëspand en l'air, sur la terre et sous l'onde.
Mais ce repos, qui soulage le monde De ses travaux, est ce qui plus me nuit.
Et d'astres lors si grand nombre ne luit Que j'ay d'ennuis et d'angoisse profonde.
Puis quand le ciel de rougeur se colore, Ce que je puis de plaisir concevoir Senîble renaistre avec la belle aurore.
Mais qui me fait tant de bien recevoir?
Le doux espoir que j'ay de bien tost voir L'autre soleil, qui la terre décore.