‹ Œuvres choisies, pub. avec une notice biographiqueChapitre 93 sur 274 · AU FLEUVE DE LOYRE · texte numérisé non relu

AU FLEUVE DE LOYRE

(de qui la vive course ^

Prend sa bien heureuse source

1. Publiés à la suite de l'Olive, 2. Soin, accurativ. (L. ; N ).

D'une argentine fontaine ; Qui d'une fuite lointaine, Te rens au sein fluctueux De l'Océan monstrueux) Loyre, hausse ton chef ores * Bien haut et hien haut encores, Et jette ton œil divin Sur ce pays Angevin, Le plus heureux et fertile, Qu'autre où ton onde distille*.

Bien d'autres dieux que toy, Père, Daignent aimer ce repaire ^ A. qui le ciel fut donneur De toute grâce et bon-heur.

Cerès, lorsque vagabonde AUoit querant* par le monde Sa fille dont possesseur Fut l'infernal ravisseur, De ses pas sacrez toucha Caste terre, et se coucha Lasse sur ton verd rivage.

Qui luy donna doux bruvage '.

Et celuy-là, qui pour mère Eut la cuisse de son père.

Le dieu des Indes vainqueur, Arrosa de sa liqueur Les monts, les vaulx et campaignes De ce terroir que tu baignes.

Regarde, mon fleuve, aussi Dedans ces forests icy.

Qui leurs chevelures vives Haussent autom* de tes rives,

Page 1