L.1 MARQUISE. — Ah. scélérat
MAÎTRE JACQUES. — Ah, coquinc!
LA MAHQuisrc. — Je me trouve mal; je me meurs.
MAÎTUK JACQUES fo chcrchcT le seau où il met tremper ses cuirs. Air : Accordons ma musette.
Pour aller à ton aide Je sais un bon remède :
Je vais à mon plaisir Te faire revenir.
LA MARQUISE. — Ah I il n'cst pas possible de s'évanouir avec ce coquin-là. H^ bien, misérable, veux-tu me tuer?
MAÎTRE JACQUES. — Nou ; je vcux que tu baises la joue que tu ns frappée.
LA MARQUISE. — Moi? oh , cicll
MAÎTRE JACQUES. — Tu hésites?
LA MARQUISE. — Jamais.
MAÎTRE JACQUES. — Je rocommencerai.
LA MARQUISE. — Plutôt mourir.
MAÎTRE JACQUES. — Jc t'assommerai.
LA MARQUISE. — Il me tueroit.... Si je savois oii est la porte. Par grâce, écoute-moi. Tu as eu la hardiesse de me.... Enfin, tu as mérité la potence.
MAÎTRE JACQUES. — Oui , comme un faux monnoyeur.
LA MARQUISE. — Par grâce, remène-moi au château, je te donnerai vingt louis.
MAÎTRE JACQUES
Ain : Ah , la drôle d'histoîre I
Quoi, vingt louis! Ah! donne, Je les prends de bon cœur; De plus, je te pardonne.
LA MARQUISE fouille dans sa poche, et en tire une petite râpe à tabac, qu'elle jette à terre.
Ah, grands dieux, quelle horreur!
MAÎTRE JACQUES, ramassant la râpe. — Tu as beau la cacher, je l'ai lie. Tu prendras donc encore du tabac 1 LA MARQUISE. — Mou chor cceur, je t'en prie, écoute-moi.
MAÎTRE JACQUES
AIR : De Joconde.
Oui, je veux bien avoir la paix; Que veux-tu que j'écoute?