SCÈNE II. — RICHARD et les trois gardes
RICHARD, brusquement. — Quelle heure est-il?
RUSTAUT. — Il est six heures.
RICHARD. — Le roi est-il encore à la chasse?
MiRAUT. — Je n'en sais rien.
RICHARD. — Ce n'est pas à toi à qui je parle, c'est à lui : pourquo. réponds-tu pour lui?
MIRAUT. — Hé mais, je n'ai pas....
RICHARD. — Tais-toi; qu'on ne me mette, morbleu! pas en colère; je n'y suis déjà que trop disposé.
RUSTAUT. — Parbleu! tu es bien brusque aujourd'hui.
RICHARD. — J'en ai sujet ; laisse-moi en repos. Toi , as-tu vu le roi?
RUSTAUT. — Non.
RICHARD. — Et toi?
CHARLOT. — Non.
RICHARD. — Et toi, Mirant?
MIRAUT. — Oui : il est du côté de la montagne, sur le grand chemin de Londres.
RICHARD. — Comment est-il mis?
MIRAUT. — Je n'y ai pas pris garde.
RICHARD. — Du vivant de mon père, cha.-wit-il souvent de ces cùtés-ci?
RUSTAUT. — Oui, quelquefois.
RICHARD. — Je voudrois bien le voir.
RUSTAUT. — C'est vrai; tu ne l'as pas encore vu?
RICHARD. — Il chasse bien tard; 1« vent s'élève du côté de Manstield. il pourroit être pris par l'orage.
EtJSTAUT. — Et par la nuit.