‹ Œuvres choisiesChapitre 161 sur 454 · SCÈNE III. — MATHURINE, LUCAS, COLIN · texte numérisé non relu

SCÈNE III. — MATHURINE, LUCAS, COLIN

LUCAS — Ah ! voilà ce grand nigaud de Colin.

MATHURINE. — C'cst un garçon bien serviable.

LUCAS. — Oui, à ses dépens. Hé bien! Colin j es-tu consolé de tes dix écus?

COLIN. — Je n'y ai jamais pensé.

LUCAS. — Il faut que tu sois bien sot d'aller prêter dix écus à un mihcien.

COLIN. — Il en avoit besoin.

LUCAS. — Oui, et s'il te les emporte....

COLIN. — Il ne m'a pas emporté le plaisir que j'ai eu à lui rendre service.

LUCAS. — Pense toujours comme ça, et tu deviendras riche.

COLIN. — Hé mais! riche de ça.

LUCAS. — Et hier, que tu as pensé te noyer pour rattraper le linge Ji Marie-Jeanne.

COLIN. — Est-ce que je ne le lui ai pas rendu?

LUCAS. — Et si tu avois rendu l'Ame?

COLIN. — Eh bien 1 ça auroit été pour obliger quelqu'un.

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