SCÈNE III. — MATHURINE, LUCAS, COLIN
LUCAS — Ah ! voilà ce grand nigaud de Colin.
MATHURINE. — C'cst un garçon bien serviable.
LUCAS. — Oui, à ses dépens. Hé bien! Colin j es-tu consolé de tes dix écus?
COLIN. — Je n'y ai jamais pensé.
LUCAS. — Il faut que tu sois bien sot d'aller prêter dix écus à un mihcien.
COLIN. — Il en avoit besoin.
LUCAS. — Oui, et s'il te les emporte....
COLIN. — Il ne m'a pas emporté le plaisir que j'ai eu à lui rendre service.
LUCAS. — Pense toujours comme ça, et tu deviendras riche.
COLIN. — Hé mais! riche de ça.
LUCAS. — Et hier, que tu as pensé te noyer pour rattraper le linge Ji Marie-Jeanne.
COLIN. — Est-ce que je ne le lui ai pas rendu?
LUCAS. — Et si tu avois rendu l'Ame?
COLIN. — Eh bien 1 ça auroit été pour obliger quelqu'un.