ALEXIS. JEANNETTE
C'est elle-même qui passoit La fille de Louis Basset:
C'est elle-même qui passoit
Avec Bertrand son grand cousin; Avec Bertrand son grand cousin.
C'est aujourd'hui le lendemain; C'est aujourd'hui le lendemain.
Son père lui donnoit la main? Son pî;re lui donnoit la main.
Ciell c'est vrai, je l'ai reconnu. Oui, oui, vous devez l'avoir vu.
Il est donc vrai ? j'ai pu l'entendre 1 Ah, comme je sais bien l'entendre !
Dieux 1 cela peut-il se comprendre? Ah, comraeje sais bien m'y prendre!
Elle a donc voulu mon trépas ! Bon, bon 1 quel plaisir il aura,
Ah, ciel! je ne me soutiens pas. Quand il saura que ce n'est pas!
Jesensun froid, mon cœur s'en va. A voir le chagrin qu'il ressent,
Devois-je m'attendra à cela? Ah, que son plaisir sera grand 1
Mais, mais, comme il semble fâché '
Je sens un froid, mon cœur s'en va. Ce que j'ai dit l'a trop touché.
Ah, ciel! je ne me soutiens pas. Je vais lui dire; oui, je crains
Qu'il n'en prenne trop de chagrin.
Elle a donc voulu mon trépas! Mais, mais, quel plaisir il aura,
Elle a donc voulu mon trépas! Quand il saura que ce n'est pas!
JEANNETTE. — Mais il me fait de la peine. Ah! je vais lui dire que cela n'est pas vrai. Monsieur, monsieur, allez au château.
ALEXIS. — Oui, je te poignarderois; et de la même main....
JEANNETTE. — Ah, bou Dieu! il me tueroit : je m'en vais bien vite. Sauvons-nous.