ACTE I, SCÈNE VI. l
ALEXIS, — Ne craignez rien, ma hail^ enfant. Qu'est-ce que cette noce qui vient de passer?
JEANNETTE. — Cette noce?
ALEXIS. — Oui.
JEANNETTE. — Ce que c'est?
ALEXIS. — Oui.
JEANNETTE. — C'CSt UUe nOCC.
ALEXIS. — De qui?
JEANNETTE
J'avois égaré mon fuseau
ALEXIS. — Est-ce que vous vous moquez de mo'', avec votre chanson? je vous prie de me répondre.
JEANNETTE. —Hé bien! quoi? dites. Oh, ciel! vous me faites tant de peur, que je ne pourrai jamais....
J'avois é....
ALEXIS. —Comment! encore votre chanson? Qu'est-ce que c'est que cette noce? pourquoi, dites, n'y ai-je pas vu.... Hé, parbleu! voulezvous....
JEANNETTE. — Hé bien, oui, oui; c'est la noce de Louise, fille de Jean-Louis Basset, soldat invalide, et....
ALEXIS. — Jean-Louis se remarie?
JEANNETTE. — NOU, sa fille.
ALEXIS. — Sa fille! sa fille!
JEANNETTE.— Elle est mariée d'hier; c'est aujourd'hui le lendemain.
ALEXIS.— D'hier mariée.... Jean-Louis.... le lendemain.... Savez-vous bien ce que vous dites? le connoissez-vous?
JEANNETTE.— Si je le connois! sans doute; puisque voilà sa maison : c'est lui qui est le fermier de Mme la duchesse. C'est si vrai, qu'elle y est venue ce matin. Elle est mariée à son cousin Bertrand, d'hier, à celui qui est si bon.
DUO
ALEXIS laisse tomber sa tête sur son jeannette le regarde malicieu-
eslomac. sèment.
Seroit-il vrai , puis-je l'entendre ? Ah, comme je sais bien l'entendre ! Non, cela ne se peut comprendre, Ah, commeje sais bien m'y prendre! Non, non, cela ne se peut pas; Bon, bon ! quel plaisir il aura. Elle auroit voulu mon trépas. Quand il saura que ce n'est pas!
(A Jeannette.) Ma belle enfant, que je vous dise, Répondez bien avec franchise :
Écoutez-moi. Répondez-moi
De bonne foi; Hé bien, hé bien! avec franchise.
Je vous en supplie. Que voulez-vous que je vous dise ?
Répondez bien avec franchise; C'est là la noce de Louise, La fille de Louis Basset? Oui, c'est la noce de Louise,