ACTE n, SCÈNE II. Ul
Mes jours, je les comptois, je les voyois à toi; Les tiens étoient les miens; ils ne sont plus à moi. (Il tire une lettre , et lit : )
« Viens, cher amant, je ne vivrai
a Que du jour où je te verrai.
a Mon père attend bien du plaisir
oc De l'instant qui va nous unir.
a Et moi, qui t'aime....» Et me traliir!
Et je vivrois! plutôt mourir!
Ce n'est que cesser de souffrir.
Mourir n'est rien, c'est notre dernière heure : Eh! ne faut-il pas que je meure?
Chaque minute, chaque pas Ke mène-t-il pas Au trépas?