SCÈNE VI. — MATHURIiy ROSE
ROSE, accourant. — Ah, mon père ! ah, que je suis fûchée!
MATHURIN. — Quoi?
ROSE. — Je n'ai pas songé à vous dire.... Hé vite, hé vite, hé vite : il faut que vous aUiez au château.
MATHURIN. — J'en sors.
ROSE. — Vous en sortez...? et chez le collecteur?
MATHURIN. — Je viens de lui parler.
ROSE. — Lui parler...! Ah! la vieille mère Bohi est venue.... N'aviezlous pas dit que vous iriez h la ville?
MATHURIN. — Le fils de Pierre y est allô.
ROSE. — Colas?
MATHURIN. — Oui.
ROSE. — A la ville?
MATHURIN. — Oui.
ROSE. — Y a-t-il longtemps qu'il...? Vous aviez dit hier que vous iriez acheter de la graine.
MATHURIN. — Tu as bonne envie que je sorte.
ROSE. — Moi? point du tout, mon père : mais c'est que, quand vous êtes ici, vous vous ennuyez.
MATHURIN. — Dis que je l'ennuie.
ROSE. — Si VOUS voulez, j'irai pour vous.
MATHURIN. — Hé non, hé non, hé non! je n'ai pas besoin de tes services. J'attends Pierre ici; il m'en fera avoir, de la graine, lui, il m'en fera avoir.... (A part.) La malice, voyez-vous! je parie qu'elle l'attend.
ROSE , à part. — Il ne sortira pas.