SCENE VII. — MATHURIN, ROSE, PIERRE LEROUX
ROSE. — Ah! bonjour, monsieur Pierre.
PIEPRE. — Bonjour, Rose, bonjour.
MATauRiN. — Je t'attendois.
ROSE. — Comment vous portez-vous, monsieur Pierre?
PIERRE. — Fort bien.
MATHURIN. — Laisse-nous.
ROSE. — Mon père disoit que vous étiez à la ville?
PIERRE. — Non , c'est mon fils.
ROSE. — Oui, pour acheter de la graine.
PIERRE. — Non, c'est pour de l'argent qu'on me doit.
MATHURIN. — Tu nous laisseras parler, peut-être.
PIERRE. — On m'a dit que tu me demandois.
MATHURIN. — Chut.... Qu'cst-cc quB tu fais là, toi?
ROSE, — Moi, mon pôic?
MATHURiN. — Oui. Va l'occuper; va nous cueillir une salade, épluchela, lave-la, laisse-nous.... (Comme Bose cherche un panier et toupille, Mathurin bat la campagne, et regarde si elle s'en va.) Hé bien, Pierre Leroux, comment vont les vignes?
PIERRE. — Ah, ah! assez bien, si ce n'étoient les vers qui noua mangent.
MATHURIN, — oh! cela a été de tout temps : qu'y faire?
PIERRE. — Rien : il n'y a que Dieu et le temps.
MATHURIN. — La méchanceté des hommes va de pis en pis.
PIERRE. -— Quand cela sera au comble, il faudra bien une fin,
MATHURIN. — Oui, pourvu que....