‹ Œuvres choisiesChapitre 23 sur 454 · SCÈNE I. — M. VANDERK fils, son domestique · texte numérisé non relu

SCÈNE I. — M. VANDERK fils, son domestique

(M. Vanderk fils entre en tâtonnant avec précaution : le domestique ouvre le volet ferme le soir par Antoine. M. Vanderk regarde partout. Le domestiqu» est botté ainsi que son maître, qui tient deux pistolets.)

M. VANDERK FILS. — Hé bien ! les clés ?

SON DOMESTIQUE. — J'ai cherché partout, sur la fenêtre, derrière la porte; j'ai talé le long de la barre de fer, je n'ai rien trouvé : enfin j'ai réveillé le portier.

M. \.>*iDERK FILS. — Hé bien?

SON DOMESTIQUE. — Il dit que M. Antoine les a.

M. VANDERK FILS. — Hé pourquoi Antoine a-t-il pris ces clés?

SON DOMESTIQUE. — Je n'en sais rien.

M. VANDEBK FILS. — A-t-il coutume de les prendre ?

SON DOMESTIQUE. — Je ne l'ai pas demandé ; voulez- vous que j'y aille?

M. VANDERK FILS. — NoD.... et nos chevaux?

SON DOMESTIQUE. — Ils sont daus la cour.

M. VANDERK FILS. — Tiens, mets ces pistolets à l'arçon, et n'y touche pas. As-tu entendu du bruit dans la maison ?

SON DOMESTIQUE. — Nou. Tout le monde dort : j'ai cependant vu de la lumière.

M. VANDERK FILS. — OÙ?

SON DOMESTiQjjêj^ Au troisième.

M. VANDERK FILS. — Au troisième?

SON DOMESTIQUE. — Ah! c'est dans la chambre de mademoiselle Victorine : mais c'est sa lampe.

M. VANDERK FILS. — Victorine.... Va-t'en.

SON DOMESTIQUE.— OÙ irai-jo?

M. VANDERK FILS. — Desccuds dans la cour, écoute, cache les chevaux sous la remise ti gauche près du carrosse de ma mère : point de br;;il surtout: il ne faut réveiller personne.

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