SCENE XV
LA MÈRE BOBi, montrant le chapeau. — Hé bien, démens donc ton chapeau, que tu as laissé tomber dans le jardin.
PIERRE. — Comment?
COLAS. — Ah, ciel!
ROSE. — Ah, grands dieux t
MATHURiN. — Ah, parbleu, je ne m'étonne plus : paf, le diable... j'ai cru que c'étoit l'enfer. Ah, Pierre Leroux! ah, Pierre Leroux!
ROSE. — Ah, la mauvaise femme! Pouvez- vous....
COLAS. — Demandez-moi, qu'est-ce que je vous ai fait? oui, je m'eii vas; oui, mon parti est pris; oui, je vais quitter le pays : je suis at désespoir.
LA MÈRE BOBI. — Voilà-t-il pas qu'il est au désespoir? Ce petit coquinlà me fera mourir de chagrin. ( Elle tire son mouchoir et pleure.)
MATHURIN
Ceci me parolt fort.
Qu'en pensez-vous?
Qu'en pensez- vous?
Il faut, il faut prendre
un parti.
Qui l'auroit dit?
Qui l'auroit cru?
Comme cet amour s'est
accru!
Qui l'auroit dit?
Qui l'auroit cru?
Voyez-les donc.
QUINQUE
PIERRE LEROUX
J'en suis d'accord, J'en suis d'accord.
Qu'en pensez-vous?
Qu'en pensez- vous?
Il faut prendre un parti.
Comme cet amour s'est accru l
Voyez, voyez-les donc.
Eh! qui l'auroit cru?
Comme cet amour s'est accru !
Mais qui l'auroit cru?
Comme cet amour s'est accru !
Voyez, il perd la raison.
Mais comment pouvoir nous défendre?
Fléchirons-nous?
11 faut fléchir.
LA MÈRE BOBI,
aux pères.
Ahl qui l'auroit dit?
Qui l'auroit cru?
Voyez, il perd la raison.
Biais comment pouvoir nous défendre?
Nous réfléchirons à loisir.
Moi, mon avis, Dans tout ceci , Moi, mon avis, Dans tout ceci ,
C'est qu'il faudroit prendre un parti ,
C'est qu'il faudroit prendre un parti.
Moi, je me suis bien aperçu
Comme cet amour s'est accru.
Voyez-les donc, Voyez-les donc.
Voyez-les donc, Voyez-les donc.
Voyez-les donc :
Ils me feront tous deux mourir.
MATHURIN
Fléchirons-nous?
I] faut fléchir.
Laisse-le dire, il n'y voit rien.
Pourquoi nous montrer cet argent?
Laisse-le dire, il n'entend rien.
Que faire?
Que faire?
Que ferons-nous?
Que ferons-nous?
Ne vous déplaise, il perdra la raison.
Faites -lui serrer cet argent.
Laissez-lui prendre son argent.
Mais voyez, il perd l'esprit.
Mais voyez , il perd l'esprit.
Je crois qu'ils sont tous deux fous.
Que ferons-nous?
Que ferons-nous?
Allons , il faut prendre un parti.
Les marier!
Les marier!
Et nos projets.
Et nos projets, Où seront-iLs?
Où seront-ils?
Qu'eu pensez-vous?
PIERRE LEROUX
Non , réfléchissons à loisir.
D'autre bien, D'autre bien.
D'autre bien ,
D'autre bien ,
Insolent, insolent!
Que faire?
Que faire? Que ferons-nous?
Que ferons-nous?
Ne vous déplaise, il perdra la raison.
Insolent, insolent!
Insolent, insolent!
Il perd la raison.
Il perd la raison.
Que ferons-nous?
Que ferons-nous?
Allons, il faut prendre un parti.
Hé mais, pourquoi?
Je vous le dis.
Ma foi , que feronsnous?
LA MÈRE BOBI,
aux pères.
Ils me feront tous deus mourir.
Ah ! ne le battez pas.
Ah ! ne le battez pas.
Ëcoutez-moi , Écoutez-moi.
Ne vous déplaise, il vous rend votre argent.
Ah! ne le battez pas.
Ahl ne le battez pas.
Mais qui l'auroit cru?
Comme cet amour s'est
accru!
Eh! qui l'auroit cru?
Qui l'auroit dit?
Qui l'auroit cru?
Qui l'auroit dit?
Qui l'auroit cru?
Il faut prendre un parti.
Oui, oui, prenez votre parti.
Ah! croyez-moi.
Ah ! croyez-moi.
Mariez-les.
Mariez-les.
Ils s'aiment tant.
Ils s'aiment tant, Que c'est plaisir, Que c'est plaisir.
Il faut les voir, Il faut les voir.
Je les ai vus.
Je les ai vus.
Et entendus.
Et entendus.