SCÈNE III. — ALDOBRANDIN, CLEMENTINE, ALIX
ALDOBRANDiN. — Je ne comprends rien à ce que vous me dites.
ALIX. — Comment, seigneur Aldobrandinl
ALDOBRANDIN. — Nou , VOUS me dltes que vous n'avez pas vu passer ces captifs, et que vous voudriez les voir; je vous dis qu'ils sont passés, et puis vous me répondez que vous avez trouvé tout cela très-beau; vous les avez donc vus? Ensuite vous me parlez d'une parente que vous voulez connoître, ou reconnoître, je ne sais lequel : vous m'aviez assuré que vous ne connoissiez personne dans Florence.
ALIX. — C'est une parente de mon mari.
ALDOBRANDIN. — Depuis dix ans qu'il est mort, vous y peusez bien tard.
ALIX. — Enfin, seigneur Aldobrandin, tout ce que je puis vous dire, c'est que je désire de sortir, tout de suite, tout do suite, et d'aller par la ville.
ALDOBRANDIN. — Et qui est-ce qui gardera Clémentine ? qui est-ce qui sera près d'elle ? Je ne veux pas qu'elle sorte avec vous.
CLÉMENTINE. — Mou l)on ami, je me retirerai dans ma chambre, je m'y enfermerai , j'aime à être seule.
ALIX. — Je parie qu'ils seront bien loin. Où croyez-vous qu'ils soient?
ALDOBRANDIN. — Qui ?
ALIX. — Je sors, je sors.
ALDOBRANDIN. — Mais je crois qu'elle devient folle, votre gouvernante.
CLÉMENTINE. — Je ne m'en suis pas aperçue .