LE MAGNIFIQUE. ALDOBRANDIN. FABIO
Amour.,,! Seigneur Aldobrandin,
Cette contrainte est détestable ,
Et ce silence impitoyable
Est de vous un ordre certain.
Je ne vous croyois pas si fin.
LE MAGNIFIQUE
(A Clémentine.) J'emporte du moins cette rose , Qui, bien moins muette que vous, Répond à mes désirs par un parfum si doux, Qu'il semble que pour moi cette fleur est éclose.
(A Aldobrandin.)
Votre cœur n'en est pas jaloux?
Seigneur, seigneur Al-
lobrandin, Je vous croyois de
bonne foi.
Je ne vous croyois pas
si fin.
FABIO
Il ne le croyoit pas si fin.
ALDOBRANDIN
Non, non , je n'en suis
pas jaloux , Elle est à vous, elle
est à vous.
Un beau cheval pour
une rose, Elle est à vous, elle
est à vous.
Votre quart d'heure est à sa fin .
11 ne faut plus qu'une minute.
Pour moi, mon marché s'exécute.