‹ Œuvres choisiesChapitre 263 sur 454 · LE MAGNIFIQUE. ALDOBRANDIN. FABIO · texte numérisé non relu

LE MAGNIFIQUE. ALDOBRANDIN. FABIO

Amour.,,! Seigneur Aldobrandin,

Cette contrainte est détestable ,

Et ce silence impitoyable

Est de vous un ordre certain.

Je ne vous croyois pas si fin.

LE MAGNIFIQUE

(A Clémentine.) J'emporte du moins cette rose , Qui, bien moins muette que vous, Répond à mes désirs par un parfum si doux, Qu'il semble que pour moi cette fleur est éclose.

(A Aldobrandin.)

Votre cœur n'en est pas jaloux?

Seigneur, seigneur Al-

lobrandin, Je vous croyois de

bonne foi.

Je ne vous croyois pas

si fin.

FABIO

Il ne le croyoit pas si fin.

ALDOBRANDIN

Non, non , je n'en suis

pas jaloux , Elle est à vous, elle

est à vous.

Un beau cheval pour

une rose, Elle est à vous, elle

est à vous.

Votre quart d'heure est à sa fin .

11 ne faut plus qu'une minute.

Pour moi, mon marché s'exécute.

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