ACTE II, SCÈNE XI
LE MAGNIFIQUE
Est de VOUS un ordre certain.
ALDOBRANDIN
Pour moi mon marché
s'exécute :
Parlez , votre quart
d'heure avance vers
sa On.
FÀBIO.
LE MAGNllfi-^'Jr';.
?^on, non, charmante Clémenlinj, Je suis sur que dans votre cœur Vous n'approuvez pas la rigueur Du silence qui m'assassine, ^
Et dont s'indigne votre cœur.
Eh! vos yeux ont tant de candeur!
Je ne sais, mais je m'imagine Voir dans ce regard enchanteur Qu'Aldobrandin seul est l'auteur
De ce silence
Qui nous offense, ^
Et dont s'indigne votre cœur.
Mais on peut tromper son adresse,
L'amour m'en dicte le moyen ,
L'amour m'inspire le moyen
De briser l'indigne lien
Dont la contrainte à la fois blese" ^
L'amour et la délicatesse,
Mon honneur et votre sagesse.
Si vous approuvez mon dessein, Ouvrez ces doigts charmants, laissez tomber la rose Que vous tenez à votre main; Ce signal à l'instant dispose De nos deux cœurs, et fixe mon destin.
LE MAGNIFIQUE
Seigneur, seigneur Aldobrandin ,
Cette contrainte est détestable ,
Ft ce silence qui m'accable
Est de vous un ordre certain.
ALDOBRANDIN
Parlez, le succès est
certain/ Parlez , votrs quart
d'heure avance vers
sa fin.
Vous perdez plus d'une
minute :
Pour moi mon marché
i exécute^ Parlez , votre quart
d'heuie avance vers
sa fia
FABIO
Ah! le bon tour, etc
LE MAGNIFIQUE
LE MAGNIFIQUE
(A Clémentine.) Tombez, tombez, rose charmante, Tombez aux pieds de mon vainqueur, Devenez l'organe du cœur, Devenez pour nous éloquente, Et que la plus brillante fleur, Pour la beauté la plus touchante.
Pour la flamme la plus ardente, Soit l'interprète du bonheur.
(La ro3e tombe.)
Parlez, parlez, etc Ahl le bon tour, etc