SCËNE XII.— LE MAGNIFIQUE, HORACE, CLEMENTINE, ALIX
CLÉMENTINE. (Elle haise la main que son père lui tend, elle relève la tcte^ son père l'embrasse ; elle regarde ensuite le Magnifique, qui tient une rose, et elle baisse la vue.) — Ah, voilà mon pùrc !
HORACE. — Ah, ma fille! quoi! tu es rendue à ma tendresse 1 Ah, ciel! j'oublie tous mes maux.
CLÉMENTINE. — Ah, mon père! que je suis heureuse!
HORACE. — Seigneur Octave, que d'obligations!
LE MAGNIFIQUE. — Belle Clémentine, je vous en demande pardou mais je n'ai pu me refuser au plaisir de vous voir réunis, et l'amour que je ressens m'a entraîné vers son objet.
HORACE. — Quoi, seigneur! aimeriez-vous Clémentine?
LE MAGNIFIQUE. — Qui HO l'aimeroit pas!
HORACE. — Nous sommes réunis, et pour toujours; tu retrouves ton père , et ce sera pour ton bonheur et pour le sien.
CLÉMENTINE. — MoH père, je ferai le vôtre.
HORACE. — Le seigneur Aldobrandin a-t-il eu pour vous toutes les attentions qu'il devoit avoir?
CLÉMENTINE. — Oui , seigueur ; je ne l'ai jamais quitté.
HORACE. — Va-t-il bientôt rentrer?
ALIX. — Il est sorti à cheval, et ne peut tarder.
CLÉMENTINE, {Ils s' embrassent.) — Ah, mon père!
HORACE. — Ah, ma fille!