SCÈNE XIIT. — LE MAGNIFIQUE, HORACE, ALDOBRANDIN, CLÉMENTINE, ALIX
ALDOBRANDIN. — Que vois-je ici ? qui est-ce qui a la hardiesse d'être chez moi?
HORACE. — Moi.
ALDOBRANDIN. — Vous! Ah, cicl! que vois je...! Ah, mon ami! que ]e t'embrasse !
HORACE. — Aldobrandin, laissez-moi, retirez-vous. Pourquoi depuis neuf années entières n'ai-je reçu aucune réponse aux lettres que je vous ai écrites?
ALDOBRANDIN. — A moi? mon ami ! à moi? je n'en ai reçu aucune; et malheureusement je n'en attendois pas : la perte de ton vaisseau ne fut alors que trop confirmée.
HORACE. — Je n'ai négligé aucune occasion de vous écrire, et je n'ai reçu nulle réponse.
ALDOBRANDIN. — Penses-tu que si j'avois reçu une lettre de toi , je l'eusse couru à ton secours? doutes-tu que si j'eusse imaginé que tu existois, il fût un endroit sur la terre où je n'eusse volé pour t'arracher h la moindre adversité? Les soii.\s que j'ai pris de ta fille, de Clémentine, et de toutes tes richesses....
ALIX. — Ses richesses!
ALDOBRANDIN — Oui co'ji seul doit tc i;iroiiver ma tendresse pour