‹ Œuvres choisiesChapitre 318 sur 454 · SCÈNE VI. — MORIN, MORINVILLE, LA MORINIÈRE, SAINT-MORIN, THÉRÈSE · texte numérisé non relu

SCÈNE VI. — MORIN, MORINVILLE, LA MORINIÈRE, SAINT-MORIN, THÉRÈSE

(Le procureur entre en mettant dans sa poche un sac de procès; il est en habit de ville et en bottines, une perruque nouée ;ï la brigadière, un des nœuds est échappé; l'abbé a sous son bras un livre in-12.)

MORIN. — Ah, vous voilà, monsieur! cela est heureux!

LA MORINIÈRE. — Boujour, mon père. (Il l'embrasse.) yattesle devant vous que vous ne pouviez ra'ajourner à comparoître pour quelque chose qui me fît plus de plaisir que le contrat de mariage de ma sœur. Bonjour, ma sœur, je te fais mon compliment.

MORIN, à Vahbé, qui entre. — Bonjour, mon fils.

sAiNT-MORiN.— Bonjour, mon père : je suis assuré que le ciel bénira ce mariage; il convient à tout le monde.

MORINVILLE.— Mais, mons de la chicane! quand ma sœur aura épousé An bon et honorable gentilhomme, est-ce que tu comptes toujours rester procureur?

LA MORINIÈRE. — Pourquoi nou? va, va, pour la considération, tant vaut l'homme, tant vaut l'état. [Ici Thérèse s'en va.)

SAiNT-MORiN. — J'entends M. de Versac.

MORINVILLE. — Allous au-devBnt de lui.

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